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Côte d’Ivoire : Le banquier Tidjane Thiam envisage de briguer un mandat présidentiel en 2025

Il avance lentement, mais surement vers un retour sur la scène politique ivoirienne. Le journal britannique The Telegraph, révèle que l’influent banquier Tidjane Thiam souhaiterait accéder à la magistrature suprême de son pays en 2025.

Une décision peu surprenante pour celui qui fut ministre du Plan et du Développement quand Henri Konan Bédié était au pouvoir. Il quitte la Côte d’Ivoire après le coup d’état de 1999.

Aujourd’hui, les premiers jalons de son retour dans la vie politique sont déjà posés. D’abord, l’ex-patron de Crédit Suisse et de l’assureur Prudential, revient en Côte d’Ivoire après 22 ans d’absence et une riche carrière à l’international. Il a été d’ailleurs reçu par le président Alassane Ouattara.

Ensuite, ce petit neveu de Felix Houphouët Boigny a réitéré son ancrage au PDCI-RDA, parti créé par l’ancien président de la Côte d’Ivoire. « Je n’ai jamais quitté le PDCI-RDA, j’ai toujours été membre du PDCI-RDA […] On connaît bien l’histoire du président Houphouët, je connais au moins celle de mon grand-père maternel qui est un des signataires fondateurs du parti à l’Etoile du sud. Donc, on forme une famille PDCI, nous restons au PDCI », avait-il soutenu.

Aujourd’hui le parti est dirigé par l’opposant Henri Konan Bédié. D’après The Telegraph, le banquier Franco-ivoirien devrait d’abord renoncer à sa double nationalité en vue des échéances électorales de 2025 et se faire une place dans un paysage politique ivoirien qui peine à se renouveler.

Au cours de son riche parcours professionnel, Thiam a travaillé pour McKinsey et Aviva, puis a été nommé directeur général de Prudential en 2009. En 2015, il se retrouve à la tête du Crédit Suisse. Cinq ans plus tard, en 2020, il a été contraint de démissionner à la suite d’un scandale d’espionnage d’entreprise. Affaire dans laquelle il a nié toute implication. Avant cela, il a été, entre 1994 et 1999, directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) rattaché directement au Premier ministre et au président de la République, puis ministre du Plan et du Développement.

En dehors de la finance, il s’est également intéressé de près à la politique africaine, en tant qu’envoyé spécial de l’Union africaine, où il a aidé le continent à faire face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid.