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Mali : La junte fait du chantage à la Côte d’Ivoire à propos des 46 soldats ivoiriens

C’est un nouveau bras de fer qui s’annonce entre le Mali et la Côte d’Ivoire dans l’affaire des 46 soldats ivoiriens restants des 49. Le président malien de transition, le colonel Assimi Goïta, a déclaré vendredi soir que les 46 militaires ivoiriens toujours détenus à Bamako ne seraient pas libérés tant que Abidjan ne livrerait pas les personnalités politiques maliennes en exil en Côte d’ivoire.

Le colonel Assimi Goïta, a parlé de nécessaire « contrepartie ». Au « moment où la Côte d’Ivoire demande la libération de ses soldats, (elle) continue de servir d’asile politique pour certaines personnalités maliennes faisant l’objet de mandats d’arrêt internationaux émis par la justice », a-t-il affirmé. Il a ajouté que « Ces mêmes personnalités bénéficient de la protection de la Côte d’Ivoire pour déstabiliser le Mali ». Il fait notamment allusion à Karim Keïta, le fils de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta renversé par les colonels en 2020, et de Tiéman Hubert Coulibaly, ministre de la Défense et des Affaires étrangères sous M. Keïta.

La Côte d’Ivoire quant à elle, considère que ses 46 soldats détenus au Mali depuis deux mois sont des « otages ». Selon une source proche de la présidence ivoirienne « C’est une prise d’otage qui ne restera pas sans conséquence. Notre position est claire : ce marché est inacceptable ». « Nous privilégions toujours la solution diplomatique. Il faut éviter la politique du pire », a-t-elle ajouté, avant d’annoncer que « Si d’ici là rien ne se règle par la voie diplomatique, la Cédéao sera bien obligée de prendre des sanctions ».