Environnement

Climat : la Banque mondiale recommande la diversification des économies au Sahel

La Banque mondiale a exhorté les pays du Sahel à accélérer les réformes structurelles pour diversifier leurs économies, afin de limiter l’impact du changement climatique. Elle l’a signifié dans un rapport publié lundi 19 septembre 2022. « Le changement climatique accentue les tensions dans les pays du Sahel. La région est l’une des plus vulnérables au monde aux sécheresses extrêmes, inondations, vagues de chaleur et autres impacts liés au changement climatique », précise le rapport. Celui-ci estime que la région pourrait connaître une augmentation des températures de 2 °C d’ici à 2040.

Selon les scénarios de faibles précipitations, le PIB annuel du Niger pourrait baisser de 11,9 % et celui du Burkina Faso de 6,8 %, d’ici à 2050.

Les besoins de financement des cinq pays sahéliens (Mali, Niger, Burkina, Tchad, Mauritanie) en matière d’actions climatiques « se chiffrent à plus de 30 milliards de dollars ». Les dégâts causés par le changement climatique peuvent être significativement réduits avec un financement à cette hauteur.

Face à ces tableaux, la Banque mondiale préconise l’importance d’une croissance économique « rapide, résiliente et inclusive » comme « meilleure forme d’adaptation au changement climatique ». Selon le rapport de l’institution, « Un pays qui rend son agriculture résiliente et diversifie son économie sera mieux préparé pour faire face aux chocs climatiques ». La Banque mondiale recommande de faire appel au secteur privé et de mettre en place un meilleur système de protection sociale dans ces pays. Car, « les coûts de l’inaction sont bien plus élevés que ceux de l’action », justifie le rapport.