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Pourquoi la CAF a retiré l’organisation de la CAN 2025 à la Guinée ?

Le comité exécutif de la confédération africaine de football a officialisé le 30 septembre 2022, le retrait de l’organisation de la CAN 2025 à la Guinée. Cette décision n’est pas surprenante au vu du retard que la Guinée a eu pour la construction des infrastructures qui doivent accueillir la compétition.

L’attribution de la CAN 2025 à la Guinée s’est faite en 2014. Le pays avait présenté sa candidature pour les éditions 2019 et 2021, finalement attribuées au Cameroun et à la Côte d’Ivoire. Aucun nouvel appel à candidature n’avait été lancé pour l’attribution de l’édition 2023. Elle sera attribuée à la Guinée.

A l’époque déjà certaines voix s’étaient élevées pour dénoncer cette attribution jugée « arbitraire ». Issa Ayatou, alors président de la CAF, était vivement critiqué. La capacité de la Guinée à organiser cette compétition était sérieusement remise en question.

Ces doutes vont s’amplifier quelques années plus tard. En 2017, avec l’élection d’un nouveau président à la tête de la CAF, à savoir le malgache Ahmad Ahmad. Ce dernier décide d’augmenter le nombre de pays participant à la CAN qui passe ainsi de 16 à 24. Cette décision entraîne une augmentation des charges liées à l’organisation de la CAN.

Ajouter à cela l’instabilité politique qui règne dans le pays, une CAN 2025 en Guinée était peu envisageable. En effet, le pays est gouverné par le Colonel Mamadi Doumbouya depuis le coup d’Etat qui a renversé l’ancien président, Alpha Condé, le 5 septembre 2021. Les autorités ont tout de même essayé de rassurer la CAF, qui s’est rendue plusieurs fois à Conakry pour vérifier l’état d’avancement des travaux. D’ailleurs lors de la dernière visite de la CAF à Conakry au début du mois de septembre, le président guinéen avait érigé la CAN 2025 en « priorité nationale ».

Plusieurs pays se sont déjà lancés dans la course pour accueillir la 35e édition de la CAN.  « Dix pays ont déjà l’ambition de déposer une candidature à la CAN 2025 », a déclaré Patrice Motsepe, le président de la CAF lors d’une conférence de presse à Alger le 1er octobre. Quelques pays font office de favoris. Parmi lesquels le Maroc, le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Algérie.