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Journée internationale de la fille : l’Unicef célèbre 11 jeunes filles et garçons engagés dans leur communauté

L’Unicef, la coalition “Agir ensemble” en partenariat avec l’Etat du Canada a organisé, vendredi 21 octobre, une exposition de photos de jeunes acteurs du changement au musée de la femme Henriette Bathily. Ils sont 11 à s’être engagés dans leur communauté pour l’égalité et pour défendre les causes des filles. Ces acteurs du changement ont invité les autorités à prendre davantage en compte les questions liées à la fille dans le pays.

« Il s’agit d’un appel à l’action à tous pour assumer nos responsabilités – auprès des filles et envers les filles – et pour investir dans un avenir qui reconnaît leur capacité d’action, leur leadership et leur potentiel. L’heure est venue pour accélérer nos efforts – pour leurs droits et pour leur avenir » a souligné Silvia Danailov, la représentante de l’UNICEF au Sénégal.

Prenant part à la rencontre le Directeur de Plan international Sénégal, M. Bell’Aube Houinato a fait savoir qu’on ne peut pas s’engager pour la cause féminine sans se questionner sur notre personne et d’où nous venons. « Cette dimension personnelle est fondamentale. Parfois je me rends compte qu’il faut apprendre des jeunes en les côtoyant. Ils ont beaucoup à nous apprendre », a-t-il dit.

Mme Amy Sarr Fall, Directrice d’Intelligences magazine est, elle aussi, revenue sur l’opportunité de promouvoir la gent féminine à travers les médias. Selon elle, les hommes aussi bien que les femmes s’activent pour la cause féminine. « Il faut donner de l’importance à l’aspect collectif », a-t-elle dit.

L’objectif de l’exposition est de vulgariser l’engagement et les actions de jeunes venant de Tambacounda, Kaffrine, Kolda, Sédhiou et Dakar. Ils sont engagés pour la réalisation des droits des filles dans leur communauté à l’unisson, ils portent le combat pour l’égalité des genres.

Pour Fatou Bintou Sakho, étudiante, engagée depuis très jeune, le déclic s’est fait dès ses 13 ans lorsqu’elle est allée habiter dans son village. “Je me rappelle en classe de 5ème j’ai une camarade qui a été donné en mariage d’enfant, elle avait 12 ans et une année plus tard elle a prit une grossesse et au moment de l’accouchement elle est décédé en même temps que l’enfant et c’était pas la seule”, a témoigné la jeune activiste. Les “violences tels que les attouchements, la maltraitance, les mariage d’enfants…“ qu’elle a observé dans sa localité, l’ont également motivée.

Moustapha Dabo, président du conseil municipal des enfants de Sédhiou a décidé d’agir en vue de changer la donne pour “ma petite sœur et petite nièce à la maison”. Le jeune activiste appelle à inclure davantage les garçons dans les processus de lutte pour les filles. “Il faut apprendre aux jeunes garçons à respecter les filles parce que c’est un maillon très important”, a dit le jeune garçon.

“Ce que les gens pensent, ce que la société montre, c’est que les hommes sont insensibles face aux problèmes de la jeune fille ou de la femme. Mais ce n’est pas le cas, si vous entrez dans le fond du sujet, vous verrez que ces hommes, en tout cas pour cette génération, les jeunes garçons sont motivés, les jeunes garçons sont engagés”, a défendu Moustapha Dabo. Il faut donc les inclure parce “la lutte doit être collective et j’appelle les garçons à venir main dans la main pour que nous luttions contre les injustices”, a-t-il ajouté.

L’exposition entre dans le cadre de la célébration de la 10ème édition de la journée internationale de la fille célébrée sous le thème “L’heure est venue – Nos droits, notre avenir”. Ce sont des histoires particulières portées par 11 jeunes filles et garçons qui se sont engagées pour le combat des filles dans leur communauté et partout où il sera nécessaire. Ils portent en eux l’espoir nourri par une nouvelle génération, soif de changement et à la recherche de représentativité et d’un futur plus équitable.

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