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Forum de Dakar : le ministre malien des affaires étrangères répond à la secrétaire d’État française

« Face à des autorités maliennes qui ont décidé de privilégier leur propre survie politique au détriment de la lutte contre le terrorisme, les conditions politiques n’étaient plus réunies pour que la France continue de travailler aux côtés des forces armées maliennes », a déclaré Chrysoula Zacharopoulou Secrétaire d’État française dans son allocution d’ouverture aux côtés des chefs d’États africains.

Á son tour, au lendemain de cette déclaration, le ministre des Affaires étrangère du Mali ne s’est pas fait prier pour répondre à ce qu’il a qualifié de « grande opération de relation publique mais qui manque de sincérité ». Lors de son intervention, mardi 25 octobre, à la plénière consacrée aux crises globales et souverainetés en Afrique, Abdoulaye Diop lui répond qu’« un régime qui a une telle assise populaire n’a pas à s’inquiéter. La survie pour laquelle le Mali se bat, c’est la survie en tant qu’État. » il a poursuivi que « la survie de l’État malien a été menacée parce que la France à la tête d’une coalition internationale est intervenue en Lybie pour une opération et jusqu’à aujourd’hui on ne connaît pas quel était l’objectif recherché. Qu’est ce qui a été fait pour gérer le service après-vente et éviter qu’une opération étrangère ne finisse par une déstabilisation de l’ensemble de la région ? », Interroge le chef de la diplomatie malienne.  

Les « africains s’étaient levés à l’époque pour s’opposer à cette intervention. L’intervention en Lybie est la cause principale de la déstabilisation de toute l’Afrique. Hier, nos chef d’Etat ont parlé, ce n’est pas seulement le Mali, c’est tout le Sahel. C’est l’Est de la RDC jusqu’au Mozambique », a précisé le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop.