Economie

Le FMI prédit une baisse de la croissance économique en Afrique subsaharienne pour cette année

La situation économique en Afrique subsaharienne n’est pas reluisante. C’est du moins ce qui ressort du rapport de perspectives économique régionales du mois d’octobre, publié par le Fonds monétaire international (FMI) et présenté ce jeudi 27 octobre à Dakar. « La reprise économique en Afrique subsaharienne a connu un coup d’arrêt brutal. L’an dernier, l’activité a fini par rebondir, ce qui a porté la croissance du PIB à 4,7 % en 2021. En revanche, cette année, la croissance devrait ralentir fortement de plus de 1 point de pourcentage, à 3,6 % », peut-on lire à l’entame du rapport. Cette situation est due, selon le FMI, « au ralentissement international, au resserrement des conditions financières et à la volatilité des prix des produits de base ».

L’institution de Bretton Woods relève cependant que pour parer aux chocs et avoir une économique résiliente, il est important de recouvrer une situation socio-économique stable dans certains pays de la région. En effet, en plus des difficultés économiques, plusieurs pays se retrouvent confrontés à des crises politiques (coup d’état, soulèvement populaire…), ce qui rend difficile la mise en place de mécanisme durable pour avoir une situation économique saine.

L’insécurité alimentaire, un défi de taille à relever

Selon le FMI, « la région compte 123 millions de personnes en situation de grave insécurité alimentaire », avec la hausse du prix des denrées et l’énergie, leur situation risque de s’empirer. Les pays concernés disposent parfois d’un arsenal de protection sociale faible. Alors la solution immédiate, privilégiée par les gouvernements, reste des mesures de soutien « moins bien ciblées et onéreuses » déplore le FMI dans son rapport. Celles-ci devraient à terme, « être supprimées progressivement et remplacées par d’autres mesures mieux ciblées afin de faire en sorte que les maigres ressources disponibles soient acheminées vers les personnes qui en ont le plus besoin » préconise l’institution.

Les autres défis abordés dans ce rapport sont l’inflation et la réduction de la dette publique dans la région subsaharienne, qui « a augmenté de façon très significative », en doublant sur les 10 dernières années, le chef de division des études au FMI Luc Eyraud, estime qu’il « faut s’adresser aux créditeurs internationaux pour un report des échéances et restructurer la dette ».

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