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COP 27 : Les enjeux clés de la rencontre de Charm el-Cheikh

La COP26 s’étant focalisée sur l’atténuation (la réduction des émissions de gaz à effet de serre), celle de 2022 en Egypte va se concentrer sur l’adaptation au changement climatique. La justice climatique tant agitée ces derniers mois sera aussi au rendez-vous. La COP27, du 6 au 18 novembre, aura cette fois lieu à Charm-El-Cheikh, en Égypte, sur le continent africain. Discuter des moyens concrets à déployer pour lutter contre le réchauffement climatique et vérifier leur mise en œuvre, est l’objectif principal autour duquel s’articulent plusieurs enjeux. Les négociateurs vont s’appuyer essentiellement sur les derniers volets du rapport du Giec, parus en début de cette année.

Les engagements budgétaires des pays riches

Les pays du G20 sont responsables de 80 % des émissions mondiales, ce sont bien les pays les plus pauvres (et notamment africains) qui en paient le plus lourd tribut. Il s’agira de veiller à la crédibilité de la promesse du Pacte de Glasgow de la COP26. Celui-ci a repoussé l’échéance pour le versement des 100 milliards de dollars que les pays développés se sont engagés à mobiliser chaque année pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique.

Le financement des « pertes et préjudices »

Ce sont des financements spécifiques qui doivent compenser certaines conséquences irréversibles du changement climatique. Des terres submergées ou devenues trop arides par exemple. C’est ce que les pays en développement appellent les « pertes et préjudices ».

Le montant à allouer à l’adaptation

Le dernier rapport de l’ONU a estimé les besoins annuels pour s’adapter au changement climatique à 160 et 340 milliards de dollars. Or, selon le rapport d’Oxfam, les deux tiers des financements sont aujourd’hui consacrés à l’atténuation. Lors de la COP26, les États industrialisés se sont engagés à doubler leurs financements destinés à l’adaptation entre 2019 et 2025. Ils devront donc passer de 20 à 40 milliards d’euros. « Les progrès accomplis dans la réalisation de cette promesse […] seront particulièrement importants pour les pays africains — en première ligne face aux évènements climatiques extrêmes — et pèseront lourdement sur le succès de la COP27 », analyse l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).

La réduction des émissions de gaz à effet de serre

Les nouveaux engagements pris par vingt-quatre pays permettront, s’ils sont respectés, d’inverser la tendance. Au lieu d’une hausse de 5 % des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, il y aura une baisse de 0,3 %. Mais limiter le réchauffement à 1,5 °C, l’Accord de Paris, oblige une diminution de 43 % à l’horizon 2030.

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