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L’hiver menace la vie de millions de personnes en Ukraine, alerte l’OMS

Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a prévenu mardi que l’hiver menacera la vie de millions d’Ukrainiens, après une série de frappes russes dévastatrices sur les infrastructures énergétiques du pays.

« Cet hiver mettra en danger la vie de millions de personnes en Ukraine (…) et la santé de la population ne peut être prise en otage », a déclaré Hans Kluge, le Directeur régional de l’OMS pour l’Europe. « Pour faire simple, cet hiver sera une question de survie ».

Selon la branche européenne de l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, le pays est confronté à une crise thermique qui s’ajoute à une crise permanente provoquée par la guerre et la pandémie : « La crise énergétique dévastatrice, l’aggravation de l’urgence en matière de santé mentale, les contraintes qui pèsent sur l’accès humanitaire et le risque d’infections virales feront de cet hiver une épreuve redoutable pour le système de santé ukrainien et le peuple ukrainien, mais aussi pour le monde et son engagement à soutenir l’Ukraine ».

En attendant, les dommages à l’infrastructure énergétique ukrainienne « ont déjà des effets dévastateurs sur le système de santé et sur la santé de la population », a ajouté le Dr Kluge. Selon l’OMS, la moitié des infrastructures énergétiques de l’Ukraine sont endommagées ou détruites.

Aujourd’hui, déplore M. Kluge, 10 millions de personnes – un quart de la population – sont privées d’électricité. « Or le froid peut tuer », a prévenu le Chef de l’OMS pour l’Europe, rappelant que les températures devraient chuter jusqu’à -20 ˚C dans certaines régions de l’Ukraine.

L’OMS s’attend à ce que « deux à trois millions de personnes supplémentaires quittent leur maison à la recherche de chaleur et de sécurité ». « Elles seront confrontées à d’importants problèmes de santé, dont des infections respiratoires telles que le Covid-19, la pneumonie, la grippe et un risque grave de diphtérie et de rougeole dans une population sous-vaccinée », a affirmé Hans Kluge.