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Guinée : les principaux partis boycottent le dialogue ouvert par la junte

Le gouvernement installé par la junte a lancé jeudi 24 novembre « le cadre de dialogue interguinéen ». Mais tout comme l’avaient annoncé les principales formations politiques, elles n’ont pas participé à l’ouverture du dialogue. C’est le cas de, l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD), le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) et le Front national de défense de la Constitution (FNDC), qui ont boycotté comme prévu. Ces poids lourds de la politique guinéenne ont estimé que les conditions préalables à l’ouverture de discussions n’étaient pas réunies.

Les partis politiques avaient posé des conditions claires qui sont pour eux des préalables sine-qua non. La libération des prisonniers politiques, l’arrêt des poursuites judiciaires contre des personnalités politiques, le retour des exilés politiques, et la levée de l’interdiction de manifester sont entre autres leurs revendications. Le premier ministre Bernard Goumou a dit le 14 novembre que ces sujets pouvaient être discutés mais ne pouvaient être « un facteur de blocage » du dialogue.

« Le président de la transition m’a confié la direction de ce cadre avec pour mission de réunir nos compatriotes autour de la table pour convenir de manière consensuelle et apaisée de l’avenir de la République de Guinée », a déclaré le Premier ministre guinéen. Bernard Goumou a lancé un appel aux différents partis qui n’ont pas encore rejoint le dialogue. « Pour nos frères qui hésitent encore, la porte du dialogue leur sera toujours ouverte. Ils peuvent le rejoindre à tout moment. C’est notre souhait le plus cher », a-t-il souligné.

Le médiateur de la Cedeao, l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi, a pris part à l’ouverture de ce dialogue soutenu par l’organisation régionale. « Je voudrais parler en médiateur avec un accent particulier en direction de ceux qui ne sont pas encore là et je dirai que la dynamique est là. Le travail pour le rapprochement doit continuer entre fils et filles de ce pays », a lancé Thomas Boni Yayi.

Les participants vont discuter jusqu’au 15 décembre de l’agenda du gouvernement. Il s’agit de l’organisation des élections, de l’élaboration d’une nouvelle Constitution et du référendum auquel elle donnerait lieu, ou encore du recensement préalable de la population.

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