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Les maitres coraniques demandent au président de la République d’accorder une grâce à leurs collègues

Lors de la rencontre entre le chef de l’État et les acteurs du secteur de l’enseignement coranique ce 28 novembre au CICAD, une doléance était revenue en boucle : la libération des maitres coraniques actuellement emprisonnés.

Mais Macky Sall se veut catégorique : « Ce n’est pas le président de la République qui emprisonne les gens, ça c’est la travail de la justice. Donc si elle intervient ça veut dire qu’il y a forcément un problème. Si quelqu’un se limite qu’à son travail d’enseignant il ne devrait pas être inquiété » a déclaré le président de la République, suite aux nombreuses demandes de grâce.

Des cas de viols, de pédophilie, de séquestrations de mineurs et de maltraitance impliquant les maitres coraniques sont souvent transmis à la justice, des crimes graves qui ne peuvent pas rester impunis. « Quand ce genre de situation se présente, que le présumé coupable soit un maitre coranique ou pas, le tribunal fera juste son travail en fonction de la faute commise » renchérit le président de la République.

Mais pour les délits moins grave comme des litiges administratifs ou escroquerie, Macky Sall promet de trouver un moyen, en synergie avec le ministre de la justice, pour faciliter les problèmes judiciaires impliquant des « sëriñ daara ».

Le problème de la maltraitance des enfants dans les daara est un sujet récurrent même si elle a été peu abordée lors de la rencontre d’hier. En mars 2021 à Louga, un maître coranique à 5 ans de prison ferme pour coups et blessures ayant entrainé la mort de son talibé, mineur au moment des faits. Le jeune talibé, est décédé le 20 février 2020 à l’hôpital des suites de blessures dont seraient responsable son maître coranique, qui a toujours nié les faits.

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