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Médias et cohésion sociale à l’ère du numérique : “l’information est une arme et il faut savoir l’utiliser”

Remettre le continent Africain au centre des débats, c’est le but que s’est lancé El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité auprès de l’ONU, et initiant le Gingembre littéraire, une initiative qui réunit d’éminentes personnalités pour discuter des sujets de l’heure. Pour sa 4e édition prévue les 1,2,3 et 8 décembre, la plateforme compte se pencher sur la relation “Médias et cohésion sociale”.

À travers différents thèmes et panels, les participants vont débattre du rôle du journaliste, celui des médias, de la liberté de la presse et de ses limites ainsi que du journalisme à l’ère des médias sociaux et du numérique. Autant de questions qui vont être soulevées par les panélistes pour mettre en lumière le rôle des médias dans la société à l’heure de la prolifération des fausses informations et des entraves à la liberté d’expression et d’exercice de la profession de journaliste.

Pr Awa Marie Coll Seck
Gorgui Wade Ndoye (à droite) et L’ambassadeur de la Suisse au Sénégal SEM Andrea Semadeni (à gauche)

“Nous voudrions juste que ceux qui parlent sur les réseaux sociaux se rendent compte qu’ils ont une responsabilité, qu’on ne peut pas dire n’importe quoi parce qu’on a une caméra ou parce qu’on sait écrire”, a déclaré El Hadji Gorgui Wade Ndoye. Il a appelé à redonner au journalisme sa noblesse et aux journalistes, leurs libertés. Une liberté toutefois encadrée et qui répond au respect de “l’éthique et de la déontologie qui encadrent notre métier”, a-t-il ajouté

Le journaliste accrédité auprès des Nations Unies estime qu’il est important que les questions “médias et sociétés” soient abordées par les professionnels avec la participation du public pour qu’à l’issue, des solutions puissent émerger et être proposées aux dirigeants. Ce thème vient à son heure, parce qu’avec l’avènement du numérique, “notre regard sur le monde a changé”, estime l’initiateur du Gingembre Littéraire alors que “l’information est une arme et il faut savoir l’utiliser”.

Des participants aux panels

Pour les professionnels des médias, “il faut toujours adosser la liberté, toutes les libertés à la responsabilité. Il faut également faire preuve de professionnalisme : on ne s’invente pas journaliste”, a dit le Directeur général de Emedia Invest. Mamoudou Ibra Kane estime que les journalistes gagneraient à s’investir sur les réseaux sociaux à l’ère du numérique.

“On a d’autres formes de communication qui sont beaucoup plus difficiles à canaliser et à contrôler et qui font que les personnes sont beaucoup plus informées, c’est un aspect positif, mais il y a de la place pour de la désinformation, il y a de la place pour la manipulation et la fabrication des fausses informations et tout ça nous met dans une situation un peu différente”, a déclaré l’ambassadeur de la Suisse, M. Andrea Semadeni.

L’autorité suisse estime que le thème est bien choisi parce que “les médias doivent s’interroger, doivent se réinventer et s’adapter” face au numérique, à la prolifération des fausses informations et des canaux de diffusions. “En espérant que ces 3 jours permettent de sortir des sentiers battus et de préserver le dialogue entre les populations alors que le monde va faire face à de gros défis qui vont nécessiter une prise de conscience”, a-t-il souhaité.

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