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Tchad : des agences de l’ONU demandent un soutien urgent pour éviter des coupes brutales dans l’aide aux réfugiés

Des agences des Nations Unies ont mis en garde, mardi 29 novembre, contre une réduction imminente de l’aide alimentaire aux réfugiés touchés par la crise au Tchad, à moins qu’un financement urgent ne soit reçu pour combler les importants déficits de financement.

Selon le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) et l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), il faut au moins 161 millions de dollars d’ici la fin de 2022 pour éviter une suspension des programme d’aide du PAM aux réfugiés et fournir une aide vitale aux communautés touchées par la crise au Tchad, y compris 519.000 réfugiés soudanais et centrafricains.

« Les réfugiés comptent sur nous pour ce qui est parfois le seul repas qu’ils prennent dans une journée – la nourriture du PAM est une bouée de sauvetage vitale », a déclaré dans un communiqué, le représentant du PAM au Tchad, Pierre Honnorat.

À partir de juin 2021, le PAM a été contraint de fournir des demi-rations aux réfugiés en raison d’importantes pénuries de financement. Le PAM et le HCR craignent que « toute nouvelle suspension de l’aide alimentaire n’ait de graves répercussions sur la sécurité alimentaire, la nutrition et la protection des réfugiés ».

Les deux agences onusiennes s’alarment du sort des plus vulnérables, notamment les enfants retirés de l’école, forcés de travailler ou contraints au mariage. « Couper cette bouée de sauvetage maintenant aura des conséquences dévastatrices sur les plus vulnérables, en particulier les femmes, les filles et les enfants – nous sommes extrêmement préoccupés », a ajouté M. Honnorat.

Sur le terrain, les communautés de réfugiés au Tchad sont déjà confrontées à des niveaux de malnutrition sévères. Certaines régions affichent même des taux de malnutrition aiguë de plus de 19% et des taux de malnutrition chronique de 42%, renseigne Onu Info.

Cette situation qui devrait s’aggraver en l’absence de financement supplémentaire susceptible d’endiguer les réductions de l’aide alimentaire », ont mis en garde les agences onusiennes, qui indiquent avoir reçu « des rapports faisant état d’une augmentation du nombre d’enfants souffrant de malnutrition admis dans les centres de santé ».