Economie

L’impact économique de la diaspora africaine et sa valorisation au cœur des échanges initiées par la BAD

Le poids de la diaspora africaine était l’objet des échanges à l’occasion d’un forum organisé par la Banque Africaine de Développement (BAD) ce samedi 3 décembre. Au cours de différents panels organisés, des experts ont analysé son impact sur le continent et comment en tirer d’avantages profit.

La diaspora africaine pèse énormément dans l’économie africaine. Forte de plus de 160 millions de personnes, les transferts de fonds sont estimés à 95,6 milliards de dollars en 2021. À titre de comparaison, l’aide publique au développement de l’Afrique s’est chiffrée à 35 milliards de dollars durant la même période.

 « La diaspora africaine est devenue le plus grand bailleur de fonds de l’Afrique ! Et ce n’est pas de la dette, ce sont des cadeaux ou des dons à 100 %, une nouvelle forme de financement concessionnel qui est la clé de la sécurité des moyens de subsistance pour des millions d’Africains », a déclaré M. Akinwumi Adesina, président de l’institution panafricaine.

«  Les gouvernements doivent apprendre à connaître leur diaspora »

Antonio Vitorino, directeur général de l’OIM

M. Adesina a ajouté : « Parce que le flux de transferts de fonds vers l’Afrique est élevé, en hausse et stable, il offre d’énormes possibilités pour servir de garantie et assurer le financement des économies africaines. Les pays africains devraient titriser les transferts de fonds pour stimuler les investissements, notamment en matière d’infrastructures sur le continent. »

Pour tirer donc profit des Africains de l’étranger, « les gouvernements doivent apprendre à connaître leur diaspora », c’est du moins l’avis d’Antonio Vitorino, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations. « Cela commence par savoir où elle se trouve, quelles sont ses compétences et ses capacités, et dans quelle mesure elle est prête à s’engager dans le développement de son pays d’origine. »

Des initiatives allant dans ce sens avaient été entamées comme l’a souligné la présidente adjointe de la Commission de l’Union Africaine, Mme Monique Nsanzabaganwa. Elle a rappelé que les chefs d’État africains s’étaient engagés à impliquer la diaspora dès 2012, en créant une base de données des professionnels de la diaspora, un institut africain pour les transferts de fonds et un fonds d’investissement de la diaspora africaine – entre autres initiatives.

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