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Macky Sall rappelle l’importance de la vaccination pour lutter contre la Poliomyélite

Lors du forum sur la vaccination et l’éradication de la Poliomyélite en Afrique tenu ce samedi 10 décembre, Macky Sall a rappelé l’importance de la vaccination pour vaincre la maladie. “Il est important de rappeler sans cesse la vérité sur la vaccination, pour que l’imposture, l’ignorance et l’obscurantisme ne couvrent de leur voile épais la lumière du savoir et du savoir-faire”, a déclaré le président de la République.

Selon le bureau Afrique de l’OMS, le continent a connu une réduction de plus de 99,9 % des cas de poliomyélite depuis 1988 et que 20 millions de personnes ont été épargnées par le handicap. “La vaccination sauve des vies, surtout celles des femmes et des enfants, qui constituent à bien des égards des couches sociales vulnérables. La vaccination est efficace. Elle évite la souffrance humaine, elle prévient certaines incapacités et contribue à donner aux enfants un système immunitaire robuste”, a rappelé le chef de l’Etat.

Le forum a accueilli un public africain divers et des personnalités politiques telles que les présidents Paul Kagame (Rwanda) et Umaro Sissoco Embalo (Guinée-Bissau) qui ont pris part à la rencontre. Une occasion pour le chef de l’Etat de rappeler le rôle pionnier du Sénégal sur la vaccination et d’appeler les Etats africains à favoriser la vaccination pour lutter contre la maladie qui touche des millions d’enfants sur le continent.

‘’La coopération internationale demeure nécessaire mais nous devons continuer à joindre nos forces et nos moyens afin d’éradiquer et totalement la polio en Afrique et sauver nos enfants qui représentent l’avenir de notre continent’’, a plaidé de son côté le président en exercice de la CEDEAO, M. Embalo.

La présidente de la commission scientifique du forum, les nouvelles variantes de la maladie rendent la lutte difficile. « En effet, des flambées récentes dues à des poliovirus ont affecté la région africaine de l’OMS avec une ampleur variant d’un pays à l’autre. C’est dire que la menace est là », a indiqué Anta Tal Dia.