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CdM 2022 : Comment le Maroc est en train d’écrire la plus belle page du football africain ?

Comme souvent lors des Coupes du Monde, une équipe parvient à se révéler à un niveau où personne ne l’attendait. Il y’a eu le Sénégal (2002), le Costa Rica (2014) et la Croatie (2018) qui se sont hisser en quart de finale pour les deux premières nations citées  et en finale. Cette année, pour la première Coupe du Monde organisée dans un pays arabe, le Maroc est incontestablement la surprise du tournoi en se qualifiant samedi, en demi-finale.

Avec cette place dans le dernier carré de la plus grande compétition de football, le Maroc est devenu la première équipe africaine à atteindre ce niveau. Pour réaliser cet exploit, les marocains se sont défaits de l’Espagne en 1/8e et du Portugal en quart, deux des toutes meilleures équipes au Monde. Le Maroc n’a pourtant cessé d’écrire l’histoire,  car elle a été, en 1986 au Mexique, la première sélection africaine à atteindre les huitièmes de finale lors de la Coupe du monde.

Mais pour entrer dans l’histoire une nouvelle fois, le royaume chérifien a, depuis plusieurs années, déroulé une vraie politique de développement sportif, en plus d’avoir le meilleur championnat en Afrique (1er au dernier classement de la CAF devant l’Egypte et la Tunisie). En mai 2008, le roi Mohammed VI annonce la construction d’une académie de football qui portera d’ailleurs son nom. Son objectif est de donner un nouveau souffle au football marocain. A cet effet un montant de 13 millions de dollars sera mobilisé pour la construction d’un centre ultra-moderne, qui n’a rien à envier aux infrastructures des plus grands clubs européens. 

L’un des terrains d’entrainement de l’académie Mohammed VI

 Des joueurs comme Nayef Agerd (West Ham) et Youssef En-Nesyri (FC Seville), Azzedine Ounahi (Angers SCO), tout trois membres de la sélection demi-finaliste, sont passés par cette académie avant de poursuivre leur carrière en Europe. D’ailleurs le milieu de l’équipe angevine a totalement impressionné le désormais ex sélectionneur de l’Espagne, Luis Enrique, qui est tombé sous son charme.  » Mon Dieu, d’où sort ce gars ? « , s’interrogeait-il en conférence de presse, malgré la défaite en 1/8e de finale.

En plus de la formation de jeunes talents, le Maroc compte aussi sur l’apport des binationaux. Parmi les 25 joueurs sélectionnés, 13 sont binationaux dont notamment Hakim Ziyech, leur meneur de jeu, né aux Pays-Bas. Entre la France, la Belgique, l’Espagne ou même le Canada, le Maroc peut ainsi compter sur sa grande diaspora pour étoffer son effectif, et pour le moment ça a l’air de bien marcher.

Le Maroc a l’occasion d’entrer un peu plus dans l’histoire mercredi en cas de victoire contre la France en demi-finale de Coupe du Monde.