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Rapport Cour des Comptes : les cadres du Pastef exigent « des sanctions exemplaires à l’endroit de tous ceux qui sont cités…»

Le Mouvement National des Cadres patriotes (MONCAP) s’est réuni ce 19 décembre lors d’une conférence de presse au cours de laquelle plusieurs questions liées à l’actualité sénégalaise ont été abordées. Parmi ces sujets, celui qui est au-devant de la scène ces derniers jours, la gestion du fonds de riposte et de solidarité de la covid19. 

Dans un rapport rendu public par la cour des comptes le lundi dernier, l’institution fait état de plusieurs insuffisances dans la gestion fonds consacrés à la lutte contre la Covid 19. Le coordonnateur national du Moncap, le professeur Daouda Ngom, a relevé un des points soulevés dans le rapport : « Concernant l’acquisition des EPI auprès de fournisseurs moins compétitifs que ceux de la pour les mêmes types d’équipement et la même qualité, le rapport de la cour des comptes ressortir un manque à gagner potentiel pour l’État de 983 450 000 FCFA. »

L’ouverture d’une information judiciaire pour certaines personnes citées dans ce rapport a été demandée par la Cour. Même si les cadres du principal parti de l’opposition sénégalaise, ont peu d’espoir que des sanctions soient prises, se référant à d’anciens rapports publiés puis classés sans suite, ils exigent tout de même que « des sanctions soient prises à l’endroit de tous ceux qui sont épinglés dans le rapport fond covid 19 ».

Le dépôt de la motion de censure, une « victoire » pour le Moncap

Dans les autres questions abordées, figure la déclaration de politique générale du Premier Ministre Amadou Ba faite la semaine dernière, qui sonne comme  » un bilan d’étape ». À l’issue de celle-ci, les parlementaires de la coalition YAW, dont le Pastef fait partie, avaient déposé une motion de censure finalement rejetée. Un rejet qui s’explique par le fait qu’une partie de l’opposition, en l’occurrence la coalition Wallu Sénégal, n’a pas souhaité voter pour. Malgré ce qui semble être une scission au sein de l’opposition parlementaire, le coordonnateur national du Moncap juge plutôt que le dépôt de cette motion est une « victoire ».

« Il ne faut pas croire qu’on voulait faire tomber le gouvernement avec cette motion. Connaissant la constitution de l’assemblée, cela s’avérait compliqué. Mais on a vu qu’un député de Wallu et une députée non inscrite ont même voté pour. Le dépôt de cette motion est quelque chose de normal dans une démocratie et c’est même une victoire pour nous car nous avons exercé un droit dont nous disposons à l’Assemblée nationale » explique le Professeur Daouda Ngom.