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Brésil : tentative d’invasion des lieux de pouvoirs par des pro Bolsonaro

Ce dimanche 8 janvier, des milliers de partisans de l’ancien président Jair Bolsonaro ont envahi le Congrès, le palais présidentiel et la Cour suprême à Brasilia, la capitale économique du Brésil. Ces actes de destructions, qui rappellent l’événement du capitole au Etats-Unis, interviennent une semaine après l’investiture du président Luiz Inácio Lula da Silva pour un troisième mandat non-consécutif. 

“Ces gens que nous appelons les fascistes, la chose la plus abominable en politique, ont envahi le palais et le Congrès. Nous pensons qu’il y avait un manque de sécurité”, a dit le chef de l’Etat brésilien qui promet que les fautifs “seront retrouvés et punis”. Le chef de l’Etat a décrété une « intervention fédérale » et après plusieurs heures de chaos, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique a assuré que les lieux ont été sécurisés et que plus de 300 personnes avaient été arrêtées.

“Il y a plusieurs discours de l’ancien président qui encouragent cela. Et c’est aussi sa responsabilité et celle des partis qui l’ont soutenu », a dit le président Lula. Une accusation récusée par l’ex président d’extrême droite. “Je répudie les accusations, sans preuves, que m’attribue l’actuel chef de l’exécutif du Brésil”, a écrit Jair Bolsonaro sur Twitter.

La communauté internationale a réagi et condamné cet acte. “Les États-Unis condamnent toute tentative d’ébranler la démocratie au Brésil”, a tweeté Jake Sullivan, conseiller de la Maison Blanche et Emmanuel Macron a apporté son soutien au président élu Lula. Le chef historique de la gauche a été élu avec 50,90% des voix contre 49,10% pour son adversaire. Une victoire très serrée dans un pays en proie à des tensions après le bilan jugé « désastreux » de Jair Bolsonaro.