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Le soi-disant « piège de la dette » de la Chine en Afrique est un piège narratif imposé à la Chine et à l’Afrique (Qin Gang)

Le ministre chinois des Affaires étrangères Qin Gang a réfuté l’allégation « sans fondement » selon laquelle la Chine crée un « piège de la dette » en Afrique lors d’une conférence de presse conjointe avec le président de la Commission de l’Union (UA) Moussa Faki Mahamat. M. Gang a noté que les pays africains ont travaillé activement ces dernières années pour promouvoir le développement économique et social, mais le manque de fonds est devenu un obstacle majeur à la prospérité et à la revitalisation de l’Afrique.

Il a déclaré qu’en tant que bons frères partageant les bonheurs et les malheurs, la Chine et l’Afrique ont avancé côte à côte sur la voie du développement commun. Selon lui, la Chine s’est toujours engagée à aider l’Afrique à alléger le fardeau de sa dette, a participé activement à l’Initiative de suspension du service de la dette du Groupe des 20 (G20), a signé des accords ou est parvenu à des consensus avec 19 pays africains sur l’allégement de la dette et a suspendu la plupart des paiements du service de la dette parmi les membres du G20.

En 2021, le président Xi Jinping avait annoncé lors de la huitième conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine que la Chine acheminerait vers les pays africains 10 milliards de dollars américains provenant de sa part de la nouvelle allocation de droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international, et ce travail a connu des progrès initiaux, à en croire Qin Gang.

Des rapports de la Banque mondiale ont montré que les institutions financières multilatérales et les créanciers commerciaux détiennent près des trois quarts de la dette extérieure totale de l’Afrique. Ils assument une part plus importante de la dette de l’Afrique, et ils peuvent et doivent prendre des mesures plus énergiques pour alléger le fardeau de la dette des pays africains. La Chine a donc appelé toutes les parties concernées à contribuer à alléger le fardeau de la dette de l’Afrique « conformément au principe d’actions communes et de partage équitable du fardeau ».

Qin Gang a par ailleurs souligné que le problème de la dette de l’Afrique est essentiellement une question de développement.