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Programme ‘’100.000 logements’’ : quel est l’état d’avancement du projet ?

Dans sa volonté de faciliter l’accès au logement, l’État du Sénégal a initié un projet de construction de 100 mille logements sociaux entre 2019 et 2024. Un projet bien accueilli mais dont l’évolution semble stagner.

Invité dans l’émission Jury du Dimanche hier sur Iradio, Abdoulaye Saydou Sow, ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, a expliqué les raisons à l’origine des lenteurs dans l’exécution des travaux. « Nous étions dans une productions de 5.000 unités d’habitation par an. Et unité d’habitation signifie quoi ? Logement et parcelle viabilisé. Le président Sall dit qu’il faut changer totalement de paradigme et passant à 20.000 par an. Ce qui va faire 100.000 en 5 ans ».

À en croire le ministre, la principale difficulté à laquelle les promoteurs publics comme privés étaient confrontés pour atteindre cette production de 20.000 logements par an, est l’aménagement du foncier. C’est dans la foulée que le président Macky Sall a pris la décision de créer la société d’aménagement du foncier et la rénovation urbaine. Autre difficulté, celle de la garantie au niveau des banques. Le fond pour l’habitat social est créé pour régler ce problème et « assurer la garantie », a confié M. Sow.

« Nous avons signé 22 conventions avec le secteur privé national pour une production globale durant les 4 à 5 ans de 141.000 logements. Certains promoteurs ont un problème d’accès au foncier. Nous y travaillons. Nous sommes en train de discuter avec les populations de Daga Kholpa où 40 hectares seront aménagés », a-t-il déclaré. Par ailleurs, poursuit-il, voyant la lenteur au niveau des promoteurs sénégalais, le président Sall a ouvert les discussions avec l’international.

Avec l’appui de nouveaux partenaires techniques et financiers, « nous aurons 20.000 logements par an à partir de 2023 », annonce Abdoulaye Saydou Sow, ce qui veut dire que l’objectif des 100.000 logements ne sera pas atteint en 2024. « C’est pour éviter le blanchiment et la fuite de nos capitaux que le processus est lent. Nous sommes dans un État de droit et ce n’est pas avec un coût de baguette magique qu’on va tout régler », justifie-t-il.