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Libye : l’ONU dénonce des crimes contre l’humanité envers les migrants et les demandeurs d’asile

La mission d’enquête des Nations unies en Libye a montré qu’il y a des raisons de croire que des “crimes contre l’humanité” ont été commis dans des centres de détention pour migrants. Le rapport fait état de violations des droits humains perpétrés à la fois contre des Libyens et des migrants dans le pays. Et selon l’ONU, les vingt-sept ont “aidé et encouragé à la commission de ces crimes”.

“Nous devons continuer à surveiller la réalité sur le terrain afin de prévenir de nouvelles violations. Les autorités libyennes, les groupes armés, les passeurs et les trafiquants d’êtres humains ne doivent pas supposer que les yeux de la communauté internationale ont désormais quitté la Libye”, a déclaré le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk.

Cette situation inquiète également Human Rights Watch. “Dans ses dernières recherches, Human Rights Watch a découvert que l’agence européenne des frontières, Frontex, fournit aussi un soutien aérien pour repérer où se trouvent ces bateaux en détresse. Elle transmet ensuite ces informations aux garde-côtes libyens pour leur permettre d’arrêter les personnes et de les renvoyer en Libye”, a déclaré Hanan Salah, chercheuse sur la Libye au sein de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Human Rights Watch.

Selon les nouvelles révélations de ce rapport, des migrants sont victimes d’esclavage sexuel. Le HRW exhorte donc l’Union européenne à “mettre fin à la pression qu’elle exerce sur les migrants et les demandeurs d’asile en Libye. “Ils doivent cesser de soutenir les garde-côtes et ces milices abusives qui arrêtent essentiellement des personnes en mer et les ramènent en Libye où elles sont toutes soumises à des conditions inhumaines : battues, violées, ou encore pire que cela”, a-t-elle ajouté.