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Taïwan : Quand Emmanuel Macron prône l’autonomie européenne qu’il nie aux Africains

De retour de sa visite officielle en Chine dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre l’empire du milieu et son pays, le président français a tenu des propos polémiques selon les Français et européens d’une part, et très controversés pour les Africains d’autre part.

Dans un entretien à Politico et aux Echos paru dimanche 9 avril, le président français a déclaré : « La pire des choses serait de penser que nous devrions être suivistes et nous adapter au rythme américain et à une surréaction chinoise ». 

Face aux pressions occidentales, l’Afrique du sud s’est abstenue de voter en faveur de toutes les différentes résolutions de L’ONU sur le conflit en Ukraine. Le ministre sud-africain avait apporté des éléments sur la neutralité de son pays dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine et les derniers exercices militaires effectués par Pékin et Moscou au Cap. Il avait affirmé ceci : « L’Afrique du Sud a adopté une position ferme de non-alignement. En fait, une position en faveur d’un règlement négocié ».

À l’époque, en septembre dernier donc, le président français a montré son hostilité à cette position. Il a défendu sur les monts et les vallées qu’il était indécent d’adopter une position de non-alignement entre la Russie et les occidentaux.  « Qui voudrait mimer le combat des non-alignés se trompe lourdement : ceux qui se taisent aujourd’hui servent malgré eux, ou secrètement avec une certaine complicité, la cause d’un nouvel impérialisme, d’un cynisme contemporain qui désagrège notre ordre international sans lequel la paix n’est pas possible », a-t-il jugé, à l’intention des Etats, comme l’Inde, soucieux de ménager leurs liens avec Moscou.

Macron a dénoncé « l’hypocrisie », entendue « en particulier sur le continent africain », faisant référence au fait que plusieurs dirigeants du continent dont le président camerounais Paul Biya, ne condamnent pas officiellement l’intervention russe.