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Le journal britannique The Guardian présente des excuses pour les liens de ses fondateurs avec l’esclavage

Le principal journal de gauche britannique The Guardian a présenté des excuses après la révélation de liens existants entre des fondateurs du journal et l’esclavage par une enquête publié au début du mois. « Le propriétaire du Guardian s’excuse pour les liens de ses fondateurs avec l’esclavage », avait d’ailleurs titré le journal dans son édition du mercredi 29 mars.

« Nous faisons face et nous nous excusons du fait que notre fondateur et ceux qui l’ont financé ont tiré leur richesse d’une pratique qui était un crime contre l’humanité”, a écrit la directrice du journal Katharine Viner dans l’édito.

Le quotidien est lancé en 1821 par John Edward Taylor, un journaliste et marchand de coton qui possède de nombreux partenariats avec des plantations qui font travailler des esclaves aux États-Unis. En plus du fondateurs, au moins neuf des onze investisseurs originels possédaient également des partenariats et tiraient au moins une partie de leur capital du commerce lié à l’esclavage.

Pour faire amende honorable, le Scott Trust, qui possède The Guardian, a annoncé la mise en œuvre d’un fonds de réparations d’au moins 12 millions d’euros dans une démarche de « justice restaurative ».

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