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Soudan : les évacuations se poursuivent sous la tension d’une explosion imminente du pays

Une vue de l'aéroport de Khartoum, le 20 avril 2023

La France, l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Égypte et d’autres pays ont exfiltré hier, dimanche 23 avril, plusieurs centaines de personnes. Des opérations délicates, menées en plein chaos. D’intenses combats ont lieu ont encore ce 23 avril entre l’armée soudanaise et les milices paramilitaires du général Hemedti. Djibouti a ouvert un pont aérien pour faciliter les évacuations.

Djibouti a, sur son sol, plusieurs bases étrangères qui sont utilisées pour l’évacuation de ressortissants étrangers du Soudan, à la demande de pays occidentaux comme la France. Selon Alexis Mohamed, conseiller du président Ismaïl Omar Guelleh, joint par Clémentine Pawlotsky, journaliste à RFI, aucun pays africain n’a pour l’instant sollicité Djibouti. « On a ouvert notre espace aérien à l’ensemble des pays demandeurs, bien évidemment. Mais, à ce stade, il n’y a que des demandes de pays européens… Néanmoins, je pense que certains pays africains vont peut-être négocier avec des pays qui ont cette possibilité d’évacuer leurs ressortissants en même temps que les autres ressortissants. »

Les étudiants Africains ont peur et attendent eux-aussi d’être évacués. L’université tente d’aider les étudiants, par exemple en fournissant des vivres. Elle « fait de son mieux », mais la nourriture est insuffisante, explique Mahamat Nour Zinedine, jeune étudiant tchadien.

Selon un étudiant guinéen, cette communauté est en contact avec l’ambassade de Guinée au Caire et aussi avec le ministre des Affaires étrangères. « Ils ont fait des préparatifs pour nous évacuer vers le Caire. Et de là-bas, vers Conakry », raconte-t-il.

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