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RDC – Beni : la société civile s’engage à vulgariser le plan de transition de la MONUSCO

« La transition est en marche, la MONUSCO est en train de partir du Congo. Cela est acté. Nous venons de fermer nos bureaux au Tanganyika et à Tshikapa. Ici même à Beni, nous venons de fermer trois bases militaires à Mamove, Mutwanga et Kamango. Le plan de transition est en cours d’exécution ». 

C’est ce qu’a déclaré, dans un communiqué de l’organisation, James Tsok Bot, directeur de la division des Affaires civiles de la MONUSCO, le 4 mai dernier à Beni-ville devant les représentants d’une douzaine d’organisations de la société civile de la ville et du territoire de Beni. M. Tsok Bot dit être venu évaluer le niveau de collaboration avec ces structures citoyennes d’une part ; et d’autre part pour échanger avec différents acteurs sur le plan de transition en vue du départ programmé de la MONUSCO du Congo.

Au cours des échanges, il a sollicité l’implication de la société civile dans la vulgarisation de ce plan conjointement élaboré par le gouvernement congolais et les Nations Unies. Il a invité la société civile à être actrice et non spectatrice de ce processus : « Pour ce travail de suivi et d’évaluation des priorités et des indicateurs de ce plan, nous souhaiterions que vous soyez actifs ; engagez des discussions avec les autorités, organisez-vous en tant qu’acteurs, donnez la bonne information aux populations et appropriez-vous ce plan de transition ».

Si le message a bien été reçu par les participants à la rencontre, ces derniers ont de leur côté demandé à la MONUSCO de communiquer davantage pour vulgariser ce plan. Ils ont rappelé combien il est important de ne pas « brusquer le départ de la MONUSCO, juste pour faire plaisir à certains ». Noella Katongerwaki est coordonnatrice de l’ONG locale CAFVU, Collectif d’Actions des Femmes pour les Vulnérables. Elle invite à son tour le gouvernement congolais et la MONUSCO à vulgariser eux aussi ce plan de transition dont peu ont entendu parler.

« La population n’a pas d’informations claires par rapport à ce plan et au départ annoncé de la MONUSCO. C’est à nous, société civile, de sensibiliser cette population ; mais aussi au gouvernement de le faire, parce que c’est la MONUSCO et le gouvernement qui ont élaboré ce plan de sortie. Nous comprenons que la sortie ne sera pas brusque, mais graduelle. La MONUSCO va partir progressivement et c’est à nous, société civile, d’expliquer cela à la population », dit-elle.

Si le départ de la MONUSCO est acté, pour autant la Mission onusienne a un mandat qu’elle continue d’exécuter jour après jour, précise-t-elle. « Dans des conditions difficiles dues entre autres à la désinformation et la manipulation de certaines couches de la population à qui on fait croire le contraire du travail de la MONUSCO. »

Chacun devra donc jouer sa partition pour expliquer aux populations qu’une Mission ne peut ranger ses avions, hélicoptères, matériel roulant, biens immobiliers et autres en une journée et mettre la clé sous le paillasson. C’est bien pour cela que l’on parle de processus, de départ ordonné, progressif et graduel. Dans le cas contraire, affirme Noella Katongerwaki, il y a risque de perte des acquis de la présence de la MONUSCO.

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