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« Pas d’électricité, pas de nourriture, pas de gaz » à Gaza : une violation du droit international, selon l’ONU 

« Pas d’électricité, pas de nourriture, pas de gaz » pour les habitants de la bande de Gaza. Voilà la situation dans laquelle se retrouvent 2,3 millions de personnes. La situation a empiré avec les bombardements israéliens qui ont fait au moins 1 350 morts et plus de 6 000 blessés. Il s’agit là d’« Un siège Total » qui est fortement interdit par le droit International Humanitaire selon le Haut-Commissariat de l’ONU.

En effet, depuis les attaques meurtrières menées le 7 octobre dernier par le Hamas, le gouvernement israélien a décidé de couper l’électricité, le carburant, l’eau et la nourriture à Gaza dans le cadre d’un « siège complet ». Le carburant de la seule centrale électrique de Gaza est épuisé, et celle-ci a été fermée. Au-delà des coupures de carburant et d’électricité, l’accès à Internet souffre d’interruptions et les puits de pompage d’eau de la région pourraient être mis hors service.

Les autorités israéliennes, considérées comme puissance occupante à Gaza selon le droit international, ont pourtant l’obligation de veiller à ce que les besoins fondamentaux de la population civile soient satisfaits. Elles fustigent le fait que les combattants du Hamas aient tiré délibérément sur des civils et pris des civils en otages.  

Le ministre Israélien de l’Energie et des Infrastructures a indiqué que les récentes attaques du Hamas étaient « la raison pour laquelle nous avons décidé d’arrêter l’approvisionnement en eau, électricité et carburant » à Gaza. Ces tactiques constituent toutefois des crimes de guerre, tout comme l’utilisation de la famine en tant qu’arme de guerre.

Dans un communiqué, la Commission d’enquête permanente de l’ONU sur les violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens et Israël a indiqué « recueillir et conserver des preuves de crimes de guerre commis par toutes les parties » depuis les attaques menées par le Hamas, le 7 octobre. « Il y a déjà des preuves évidentes que des crimes de guerre pourraient avoir été commis lors de la dernière explosion de violence en Israël et à Gaza, et tous ceux qui ont violé le droit international et pris pour cible des civils doivent être tenus responsables de leurs crimes », soutient cette commission, mise sur pied en 2021 par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

« Prendre des civils en otage et utiliser des civils comme boucliers humains sont des crimes de guerre », relève la commission.