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African Football League : La CAF lance une toute nouvelle compétition pour rendre le football africain ‘’plus attractif’’

Ce Vendredi 20 octobre, l’équipe tanzanienne de Simba Sports Club accueille sur son terrain le géant égyptien Al-Ahly pour le quart de finale aller d’une toute nouvelle compétition continentale : l’African Football League (AFL). Créée par la Confédération africaine de football (CAF), l’instance dirigeante continentale, en collaboration avec la Fifa, elle doit réunir les 8 meilleures équipes du continent.

Cette compétition est né du désir du président de la FIFA Gianni Infantino de créer une compétition forte en Afrique. En 2020, il avait souligné, certaines des faiblesses dans le football des clubs africains, déclarant que le continent manquait d’une « infrastructure de compétition appropriée » et que les tournois existants tels que la Ligue des champions africaine et la Coupe des confédérations avaient « 30 à 40 fois moins de succès qu’en Europe ».

Rendre le football africain ‘’ plus attractif’’ avec cette nouvelle compétition

Initialement, le nom donné à cette compétition est la Super league africaine, un nom qui rappelle grandement celui d’un projet de compétition européenne qui avait été largement décriée. Mais pourtant, le principe reste le même. Réunir les meilleures équipes du continent dans une compétition ‘’fermée’’ pour « rendre le football plus attractif ».

« L’un des principaux problèmes en Afrique est le financement, expliquait le président de la CAF, Patrice Motsepe Notre objectif est que le football de club africain soit de classe mondiale et rivalise avec les meilleurs du monde. (…) Il faut savoir, que les bénéfices générés par la Super Ligue doivent servir à rendre le football africain plus attractif, à faire en sorte que les joueurs restent en Afrique et à améliorer la qualité des infrastructures des clubs du continent ».

Dans un premier temps, la CAF avait évoqué la participation de 24 clubs avec 3 poules géographiques (Afrique du Nord, Afrique Centrale et de l’Ouest, Afrique du Sud et de l’Est) composées chacune de 8 équipes puis une phase à élimination directe à partir des 8es de finale. Mais face à ce gros à surmonter en si peu de temps, l’instance panafricaine a finalement revu ses plans et choisi d’opter pour une première édition plus restreinte. Les équipes vont s’affronter lors de confrontations aller-retour à partir des quarts de finale et sur une durée de moins d’un mois.

Des ambitions limitées par les financements

Malgré la  volonté affichée par M. Motsepe, en août 2022, d’apporter « 250 à 300 millions de dollars (de financement) chaque année », l’homme d’affaire sud-africain a dû revoir ses ambitions à la baisse. La dotation totale de l’AFL pour les huit clubs s’élève actuellement à un peu plus de 10 millions de dollars. D’après la CAF, le vainqueur recevra 4 millions de dollars, le finaliste 3 millions, le demi-finaliste 1,7 million et le quart de finaliste 900 000 dollars – des montants supérieurs aux récompenses offertes par la Ligue des champions d’Afrique.

Pour ce projet, la CAF a pu compter sur l’appui financier de l’Arabie Saoudite. Connu pour avoir des moyens financiers colossaux, le royaume saoudien a signé un accord de partenariat de cinq ans en mai dernier. Une décision vivement critiquée par certains observateurs à l’époque, certains y voyant une manière pour l’Arabie Saoudite de promouvoir auprès des africains sa candidature pour l’organisation de la Coupe du monde 2030.

En plus de l’Arabie Saoudite, le gouverment rwandais, avec sa marque ‘’Visit rwandais’’, a rejoint le cercle des sponsors de cette compétition qui, a pour ambition ‘’d’améliorer le développement du football dans les 54 pays africains ».

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