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(Reportage) 31ème foire internationale de Dakar : l’affluence, pas encore au rendez-vous

La foire internationale de Dakar (FIDAK), édition 2023, a ouvert ses portes depuis le 7 décembre. Mais pour l’heure l’affluence est imperceptible dans cet endroit.

Chaque année, plusieurs exposants venant divers pays du monde viennent à Dakar pour faire valoir leurs produits tout en espérant que les clients viennent se les procurer. Pour cette édition, dont le pays invité d’honneur est la Côte d’Ivoire, acheteurs et visiteurs viennent au compte-gouttes.

En cette matinée du mercredi, c’est la musique qui assure l’ambiance de la foire, quelques vas et viens sont notés juste dans l’enceinte du dit lieu et le raffut des voitures donnent un peu de vie à cet évènement de renommé international.

Vêtu d’une robe traditionnelle de couleur verte, taille moyenne et de teint clair, Marième Diagne semble inquiète du calme plat qu’elle note à l’occasion de cette édition de la foire internationale de Dakar.

« Je ne vois personne pour l’instant. C’est peut-être dû au fait que ça vient de commencer. Moi, je pense que l’information n’est pas bien passée vu que lorsque je quitte Keur Massar pour venir à la foire, les gens me demandent si ça a débuté. Cela montre clairement qu’ils ne sont même pas au courant », souligne cette vendeuse de produits d’art.

Jadis, une variété d’articles était visible un peu partout au CICES, le centre international du commerce extérieur du Sénégal, au point que les clients se retrouvaient dans un dilemme quant au choix de la marchandise. Mais cette année, tel n’est pas le cas.

« Pour le moment, je ne vois pas beaucoup de produits. Il faut dire on est qu’au début, j’espère au fur et à mesure que les jours passent, il y en aura d’autres », affirme la commerçante, pleine d’espoir.

Les Algériens déjà sur place

À défaut d’accueillir des clients, une myriade d’écoliers et de lycéens, arborant leurs sacs au dos et habillés en uniformes, affluent dans les différents stands pour y jeter un coup d’œil, l’on se croirait dans un établissement car les élèves sont, en ce mercredi, les maîtres des lieux.

Au pavillon Algérien, le décor est mirifique, les jeux lumières sont un véritable festin pour les yeux. Plusieurs produits, pour la plupart, de la nourriture, sont exposés dans les stands.

Cet exposant Algérien qui vient à cette foire depuis 16 ans, s’affaire autour de sa marchandise, qu’il a lui-même confectionné : des biscuits à base de dattes, de l’huile provenant de la Kabylie (Algérie), du chocolat et d’autres nourritures bio destinées aux diabétiques.

« Cela fait plusieurs années que je viens à la foire mais j’ai constaté que cette année, il n’y a pas beaucoup de monde. Je pense que du 7 au 31 décembre, c’est très long même s’il faut dire que l’ouverture officielle, c’est le 15 décembre », a fait savoir Abdoul Khassam. Par ailleurs, il espère que les clients viendront d’ici la fin de la FIDAK.

« Il est inconcevable d’acheter un ticket avant d’entrer dans la foire »

Si les uns se plaignent de la cherté des produits, d’autres fustigent le paiement des tickets à l’entrée, d’autant plus que cette année, les prix ont été augmentés, passant de 500 à 600 Fcfa.

« Il y a un autre problème à souligner, le fait qu’on doit acheter le ticket pour entrer. A mon avis, ça fait fuir les clients. Les personnes viennent se procurer des produits et payer l’entrée à 600f, c’est inadmissible », s’est offusquée la restauratrice Ndéye Tening Diouf, habillée en jean et t-shirt de couleur blanc.

Le fait d’imposer l’achat des tickets au niveau de l’entrée est une manière de priver des milliers de personnes de fouler le sol de la foire croit savoir une autre exposante. « Je ne peux pas comprendre que tous ceux qui veulent entrer, sont obligés de mettre la main à la poche. Si quelqu’un vient avec sa famille, qu’est-ce qu’il va faire ? Il faut revoir cette façon de faire », décrit avec véhémence Marième Diagne.

Salihou Keita, le directeur général du centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), lors de l’émission RFM matin du mardi 12 décembre, n’a pas caché son inquiétude face au début non prometteur de cette édition 2023 de la FIDAK, néanmoins il reste optimiste et espère que la tendance va s’inverser d’ici le 31 décembre, date de clôture annoncée.

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