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Parrainage, Karim Wade, Diomaye Faye… Ces questions abordées lors de l’audience accordée par Macky Sall aux candidats recalés

Une quarantaine de candidats à la Présidentielle, se disant lésés dans le processus de vérification de parrainage, avait adressé une requête au Président Macky Sall le 15 janvier. Ces derniers ont été reçus au Palais de la République mercredi 24 janvier, renseigne la présidence dans un communiqué.

Si le communiqué de la présidence n’a pas fourni de détails sur la rencontre, rappelant l’invitation du chef de l’État aux membres du Collectif et aux autres acteurs politiques, « l’importance du déroulement de la campagne électorale et du scrutin présidentiel du 25 février 2024, dans la paix et la sérénité, afin de consolider notre démocratie exemplaire », le porte-parole de la délégation est revenu plus en détails sur le contenu des échanges avec le Chef de l’État.

« Nous avons exposé au chef de l’État les graves manquements qui entachent la fiabilité et la crédibilité de notre processus démocratique, constatés lors des opérations de contrôle des parrainages au Conseil constitutionnel », a déclaré Alioune Sarr, membre du collectif des 43 recalés à la présidentielle de février prochain.

À propos de ces irrégularités exposées à Macky Sall, Alioune Sarr, révèle que « plus de 500.000 électeurs, qui ont voté lors des dernières élections, qui ont leur carte d’électeur, qui n’ont pas changé de lieu de vote, ni de bureau de vote, ont été déclarés non identifiés sur le fichier général des électeurs ».

Alioune Sarr a révélé, au sortir de cette audience, qu’ils ont aussi évoqué le cas « des jeunes compatriotes qui sont dans les liens de détentions. Et sur cela, le chef de l’Etat a été très attentif. Nous demandons à ces personnes concernées, de demander à leurs avocats, d’initier des procédures de demande de liberté provisoire pour qu’ils puissent retourner auprès des siens », plaide Alioune Sarr.

L’affaire Bassirou Diomaye Faye, candidat de l’opposition en détention préventive depuis 10 mois, a aussi été abordé. « Étant un Sénégalais dont la candidature a été validée par le Conseil constitutionnel, sa place n’est pas en prison. Il doit être libéré pour qu’il puisse battre campagne comme tous les candidats », soutient l’ancien ministre.

En plus de Diomaye, le cas des opposants Ousmane Sonko et Karim Wade a aussi fait partie des discussions. « Nous avons abordé ces cas auprès du chef de l’Etat pour qu’avec les avocats et l’ensemble des acteurs, qu’on puisse trouver des solutions pour que Karim et Sonko, qui font le 1/3 des députés à l’Assemblée, puissent participer au processus électoral et la présidentielle », confie le porte parole du jour.

M. Sarr a toutefois précisé que lors des échanges avec le président Macky Sall, il n’a nullement été mentionné un possible report de l’élection présidentielle, prévue le 25 février 2024.

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