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Suspension des aides à l’UNRWA : le chef de l’ONU plaide pour que les civils à Gaza ne fassent pas l’objet de punition collective

FILE PHOTO: United Nations Secretary-General Antonio Guterres addresses delegates at the opening of the Third South Summit (G77+China) in the Munyonyo suburb, of Kampala, Uganda January 21, 2024. REUTERS/Abubaker Lubowa/File Photo

La principale agence de l’Organisation des Nations unies (ONU) chargée de l’aide aux Palestiniens, l’UNRWA, est plongée dans une crise. Une dizaine d’employés de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) sont accusés par Israël d’avoir été impliqués dans l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

Sur les 12 personnes impliquées, neuf ont été immédiatement identifiées et licenciées par le Commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini ; l’un est confirmé mort et l’identité des deux autres est en cours de clarification, a précisé M. Guterres.

« Tout employé de l’ONU impliqué dans des actes de terrorisme sera tenu responsable, notamment par le biais de poursuites pénales », a précisé M. Guterres.

Depuis que ces allégations ont été rendues publiques par l’agence elle-même, les États-Unis ont annoncé la suspension de tout financement futur de l’UNRWA. Ils ont été suivis par plusieurs autres pays occidentaux, dont le Royaume Uni et la France.

Les opérations de l’UNRWA à Gaza se trouveront ainsi en péril dès février, selon Antonio Guterres. Il a prévenu que l’agence serait contrainte de réduire son aide à plus de 2 millions de Palestiniens à Gaza.

Le secrétaire général de l’ONU a souligné, dimanche 28 janvier, que « les présumés actes abjects » des employés incriminés « doivent avoir des conséquences ». Mais il a plaidé pour que l’agence, tout comme les civils de Gaza, ne fasse pas l’objet d’une punition collective.

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