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Le camp de l’opposant Ousmane Sonko pense gagner la présidentielle avec 71% des voix

Le 28 janvier, dans une vidéo non datée, Ousmane Sonko, qui est en prison, a désigné son numéro 2, Bassirou Diomaye Faye, comme son remplaçant à la présidentielle du 25 février. Ce dernier est aussi en prison, mais sa candidature a été validée par le Conseil constitutionnel.

Dans une interview accordée à RFI et France 24, Birame Souleye Diop, le vice-président du Pastef et le chef du groupe Pastef à l’Assemblée nationale, affirme aujourd’hui que le candidat Bassirou Diomaye Faye est « tout à fait calibré pour répondre aux attentes des électeurs, car il a rigoureusement travaillé sur le programme politique que nous portons ».

pour ce qui est de la question de faire campagne alors qu’il est en prison ? Birame Souleye Diop rappelle qu’il y a un précédent célèbre. En août 2018, au Brésil, le prisonnier Lula da Silva s’est présenté à la présidentielle d’octobre. Certes, sa candidature n’a pas été validée à l’époque. Mais quatre ans plus tard, Lula, qui avait été libéré entre-temps, a été élu.

Impossible pour lui qu’Amadou Ba, dauphin du président Macky Sall gagne cette présidentielle. Son argument, « Amadou Ba, il ne passe pas dans la rue pour qu’on dise “Amadou Ba”, il passe dans la rue pour entendre Ousmane Sonko, il n’a jamais fait de politique, il ne se préoccupe pas de la vie chère et les intentions de vote en notre faveur tournent autour de 71 % ».

L’absence de réactions dans la rue après le rejet de la candidature d’Ousmane Sonko ne traduit-elle pas un essoufflement de son camp ? Absolument pas, répond le vice-président du Pastef, car son mouvement « adapte sa stratégie aux circonstances ». Après la stratégie de la rue est venue celle des urnes.

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