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Au sein de la majorité présidentielle, la question du report des élections divise

Depuis plusieurs semaines, la question d’un possible report de la présidentielle a été agitée. Mais elle est devenue plus insistante ces derniers jours avec l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire pour évaluer le processus électoral, une résolution portée par les députés du PDS suite à la l’invalidation de la candidature de Karim Wade.

Leurs parlementaires, à l’instar de Woré Sarr, ont alors insisté sur la nécessité d’un report estimant que le processus électoral est entaché ‘’d’irrégularité’’ au niveau même du Conseil constitutionnel, dans le but d’avoir des élections « transparentes et inclusives ».

« Oui, je suis pour le report au moins pour 6 mois »

On pourrait se alors douter que la question du report n’intéresse que les opposant affiliés au PDS. Mais pas du tout. La ministre du Développement communautaire, de la Solidarité nationale, de l’équité sociale et territoriale, Therese Faye, a déclaré, lors d’une émission sur la TFM, qu’elle était pour un report.

« Oui, je suis pour le report au moins pour six mois. Nous voulons tous une élection libre, transparente et inclusive. Parce que si on va à des élections où l’on parle de suspicions de corruption de deux membres du Conseil constitutionnel vaut mieux reporter la Présidentielle », a-t-elle soutenu sur Infos Matin, ce vendredi 2 février.

Une position qui diffère avec celle d’une autre personnalité de l’APR (Alliance pour la République), en l’occurrence Zahra Iyane Thiam. Au moment de la plénière de l’assemblée nationale pour l’adoption de la résolution portant création d’une commission d’enquête parlementaire, elle écrivait sur son compte X (ex Twitter) :

« J’ai suivi avec stupéfaction la plénière à l’Assemblée Nationale, relative à la mise sur pied d’une Commission d’enquête parlementaire suite aux suspicions de corruption dit-on ? Quels plaidoyers dénués de tout fondement, si ce n’est insulter notre intelligence, dans cette tentative de justification. L’opposition est dans son rôle, mais quid de la majorité ! Le choix du candidat est définitif, l’élection inévitable et le gagnant issu de la volonté populaire. Il ne reste plus qu’à serrer les rangs pour BBY ».

En termes simples, l’actuel directrice générale de l’ASEPEX, se démarque de la position affichée par certains de ses camarades de parti le jour du vote. Ce qui montre clairement qu’au sein même de la mouvance présidentielle, on n’abonde dans le même sens, alors que la campagne électorale débute ce week-end.  

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