A la une Société

Naissance du collectif des victimes de Macky Sall 

A handout photo distributed by the Senegalese Presidential Press Office shows Senegalese President Macky Sall preparing to a televised speech, on February 16, 2016 in Dakar. Sall said on February 16, 2016 the country's top court had rejected his proposal to cut his current presidential term by two years to five. Sall had proposed 15 reforms in all, including limiting presidential terms to two mandates and expanding the powers of the national assembly and the constitutional council. / AFP / SENEGAL PRESIDENTIAL PRESS OFFICE / HO / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / SENEGAL PRESIDENTIAL PRESS OFFICE" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Au Sénégal, les familles de ceux qui ont perdu la vie ou ont été injustement emprisonnés au cours des manifestations de l’opposition ces trois dernières années réclament justice.

Constituées en « collectif des victimes du régime du président Macky Sall », elles demandent aux autorités judiciaires d’émettre un mandat d’arrêt international à l’encontre de l’ancien président pour qu’il réponde de ses actes devant la justice.

Elles sont 650 : des personnes arrêtées de façon arbitraires, selon elles, et des proches de victimes qui ont perdu la vie au cours des manifestations depuis 2021 au Sénégal.

Pour ce collectif, il faut que l’ancien président Macky Sall réponde de ses actes devant la justice. Babacar Seye, président de l’ONG horizon sans frontière, dirige ce collectif. Il appelle donc les autorités sénégalaises à émettre un mandat d’arrêt international à l’encontre de l’ex-président. « Macky Sall ne peut pas être au dessus de la loi. Nous avons besoin de comprendre… Macky Sall devra être extradé au Sénégal pour répondre de ses actes ! » déclare t-il.

Malgré une loi d’amnistie générale adoptée dans les derniers jours du régime de Macky sall et qui porte sur les crimes commis dans le cadre des manifestations entre février 2021 à 2024, Makhou Mandela estime lui aussi qu’il faut pouvoir examiner cette période devant la justice. Sa femme était arrêtée en 2023 alors qu’elle était enceinte de sept mois.

Pour lui, c’est une responsabilité historique pour les générations futures, on ne peut pas oublier ces 86 morts : « c’est vraiment donner une mauvaise jurisprudence à ceux qui dirigent ce pays ! Il y a des familles déchirées à jamais, des disparus, il faut que justice se fasse ! C’est une obligation pour les générations futures. »

Dans l’immédiat, un peu plus de 12 650 personnes ont signé une pétition demandant l’extradition de Macky Sall. Le collectif a aussi demandé à rencontrer le président Bassirou Diomaye Faye pour exposer leur besoin de vérité, de justice et de réparation.

Commentaires

Cliquez ici pour publier un commentaire

error: Content is protected !!