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Macky Sall et Erdogan plaident pour les Rohingyas

04/09/2017
 Macky Sall et Erdogan plaident pour les Rohingyas


Les deux dirigeants ont exprimé "leur vive préoccupation concernant la grave situation que vit la minorité musulmane des Rohingyas opprimée au Myanmar".A ce propos, "ils ont lancé un appel pressant à la mobilisation de la Oummah islamique et de la communauté internationale pour mettre fin à cette situation tragique".

Toute la communauté internationale notamment l’Organisation des Nations Unis a les yeux rivés sur le cas des Rohingyas, cette minorité musulmane vivant en Birmanie pays majoritairement Bouddhiste. Aujourd’hui apatrides, déchus de leur nationalité et de leurs terres, la majorité d’entre eux fuient la Birmanie vers le Bengladesh et la Malaisie, deux pays frontaliers. Les Rohingyas sont estimés à 800 000 voire 1,3 millions et vivent pour la majorité dans l’Etat de l’Arakan au sud-ouest du pays. Les plus téméraires d’entre eux qui choisissent de rester sur le territoire birman sont tenus hors de la civilisation, parqués dans des camps de refugiés où ils n’ont ni le droit ni la possibilité d’en sortir. Les conditions de vie et d’hygiène dans ces camps de fortunes sont décrites comme « inhumaines », selon plusieurs organismes de défense des droits de l’Homme. Selon l’Onu, les Rohingyas seraient le peuple « le plus persécuté au monde.» L’organisation parle même de « nettoyage ethnique » en se référant à la chasse à l’homme dont sont victimes les Rohingyas en Birmanie depuis un incident survenu en 2012

Un viol à l’origine du nettoyage ethnique

La chasse à l’homme contre les Rohingyas est médiatisée à partir de juin 2012. C’est un évènement qui a mis le feu aux poudres et a ainsi réveillé l’aversion des birmans contre cette minorité. Au mois de juin de cette année là, un supposé cas de viol d’une birmane par un Rohingya est rapporté. Commence alors une chasse à l’homme et une persécution aux termes desquels, plusieurs Rohingyas trouveront la mort, pendant que d’autres essayeront d’avoir la vie sauve en choisissant le chemin de l’exil.

Le gouvernement birman ainsi que plusieurs prédicateurs Bouddhistes aux prêches virulents à l’encontre des Rohingyas sont pointés du doigt par la communauté internationale comme étant les instigateurs de ce massacre. Le plus célèbre d’entre eux est sans conteste le bonze Ashin Wirathu, fondateur du mouvement 969. En prônant le nationalisme, le moine qui dit vouloir « protéger l’identité bouddhiste », fait souvent fi du politiquement correct. Pour lui, les ennemis de la Birmanie sont cette minorité musulmane qui représente 5% de la population. Le moine affiche clairement ses positions lors de ses sortis médiatiques. Il déclare entre autre, être contre les mariages interreligieux impliquant des bouddhistes et des musulmans. Il est régulièrement accusé dans la presse étrangère d’attiser la haine raciale. Il est par ailleurs surnommé, « le Ben Laden Bouddhiste» ou le « Hitler de la Birmanie ». Comptant plusieurs adeptes dans son pays, Ashin Wirathu étend ses tentacules même dans les plus hautes sphères du gouvernement birman.

Les Rohingyas, un peuple victime de la ségrégation depuis 1982

La persécution dont sont victimes les Rohingyas ne date pas d’aujourd’hui. Depuis des années, ils sont considérés aux yeux des Birmans comme des étrangers. La minorité musulmane de la Birmanie se considère elle-même comme descendants de commerçants turcs, bengalis, arabes ou mongols. En 1982, considérés comme des immigrants venus de Bengladesh arrivés illégalement sur le territoire birman durant la colonisation britannique, ils ont été déchus de leur nationalité birmane. Pourtant, les historiens situent la présence des Rohingyas en Birmanie aux alentours du 15e siècle. C’est l’arrivée au pouvoir du militaire Ne Win en 1962 qui a changé la situation des Rohingyas, alors qu’ils étaient reconnus comme birmans à part entière mais appartenant à la minorité. La politique de « birmanisation » ouvertement prônée par Ne Win a conduit au rejet de plusieurs minorités ethniques. Seules 135 ethnies minoritaires présentes en Birmanie avant 1824, date d’arrivée des colons britanniques sont reconnues. Les Rohingyas étant selon eux, arrivés avec les Britanniques, ne sont donc plus considérés comme Birmans.

Depuis octobre 2016, la vague de violence visant les Rohingyas ont repris de plus belle et se sont intensifiées ces derniers jours avec une forte vague de répression menée par le gouvernement.

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