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Burn-out, Stress, fatigue pourquoi il est nécessaire de couper avec le travail ?

12/09/2017
Burn-out, Stress, fatigue pourquoi il est nécessaire de couper avec le travail ?


La santé du travail est désormais un domaine central de la médecine. De plus en plus de salariés souffrent de maux en lien avec un environnement professionnel compliqué : stress, fatigue, chronique, burn-out. D’où l’importance de s’octroyer des plages de repos.

De plus en plus de maux sont liées au milieu professionnel. L’un d’eux est le burn-out ou épuisement professionnel, un concept qui divise encore le monde médical. Il ne fait pas encore partie des diagnostics officiels de maladie dans les classifications de référence, que ce soit dans la Classification internationale des maladies (Cim-10) de l’Organisation Mondiale de la Santé où il figure en tant que facteur influençant l’état de santé, ou dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux établi par l’Association américaine de psychiatrie. Du point de vue biologique, il est vrai, les experts ne parviennent pas encore à expliquer ce qui mène à l’épuisement professionnel.

Néanmoins, beaucoup de pays, notamment parmi les plus industrialisés, prennent très au sérieux ce phénomène. Ainsi au Japon, le gouvernement a élaboré des lois devant pousser les travailleurs à partir en vacances pour éviter le surmenage au travail. Le gouvernement souhaitant que les travailleurs prennent au moins 70% de leurs vacances d’ici 2020 afin de réduire les cas de karôshi, la mort par épuisement. En France le député Benoit Hamon, ancien ministre de l’Education, avait déposé une proposition de loi pour que le burn-out soit reconnu comme une pathologie psychique. Ce débat avait entraîné une vague de polémiques entre hommes politiques de droite et de gauche. Néanmoins même s’il subsiste encore beaucoup de réticences dans l’univers scientifique, de plus en plus de spécialistes de la médecine du travail jugent ce phénomène préoccupant. D’après eux le burn-out survient quand on subit un puissant stress lié à l’environnement professionnel. Les symptômes les plus courants sont les maux de tête et les troubles de la vision. Il se caractérise également par un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail, selon une étude menée par l’OMS.

« C’est le moment où l’organisme dit stop, observe Michel Cymés, célèbre médecin et présentateur française, qui révèle avoir vécu un burn-out. Vous cessez d’être opérationnel sur le plan physique et psychique. Du jour au lendemain, vous n’êtes plus capable d’assumer des missions que vous accomplissiez sans difficulté. C’est le moment où votre corps vous lâche parce qu’il est arrivé au bout des efforts que vous lui demandez ». Dans une interview accordée au supplément santé du Figaro, Patrick Lègeron, psychiatre dans un hôpital de Paris, détaille les phénomènes qui peuvent conduire à lâcher prise : «La course à la performance, le tout évaluation, l’intensification du travail sont autant de facteurs favorisant ce type de nouvelles maladies ». Ainsi il est désormais prouvé que l’impact du stress au travail augmente le risque d’infarctus. Il est aussi établi que des conditions de travail stressantes peuvent engendrer des troubles anxieux dépressifs et des maladies musculo-squelettiques. Il a également une incidence dans les troubles du sommeil, les variations de poids et les accidents de travail.

Le repos, cure indispensable

Du coup, de plus en plus de spécialistes s’accordent pour dire qu’il faut nécessairement que les salariés changent leur rapport avec leur travail. « Se sacrifier pour son travail, c'est laisser entamer son capital vital, faire brûler ses réserves d'énergie, se tendre, se raidir, s’endurcir, perdre progressivement la joie de vivre pour endosser la tristesse de la victime qui subit sa vie sans plus la conduire », analyse Philippe Laurent, célèbre coach et spécialiste en santé du travail. Pour rependre une vie équilibrée et avoir une bonne hygiène de vie, le salarié a une vraie option : s’octroyer des vacances, parvenir à décrocher avec l’univers professionnel. L’idéal quand on est dans un état de fatigue, c’est de prendre trois semaines, si l’on suit les avis des spécialistes qui préconisent de faire le vide durant la première semaine, de se reposer réellement durant la deuxième. Ainsi les bienfaits cumulés lors des deux premières semaines feront en sorte que le salarié soit dans les meilleures dispositions pour reprendre son travail. Cette coupure est d’autant plus avantageuse qu’elle profite aussi bien à l’employé qu’à l’employeur. « Tout le monde est gagnant. L’employé qui revient de vacances est plus productif, plus attentif, aura de meilleurs rapports avec ses collègues, sera moins irritable, moins stressé. Aussi, le nombre de semaines de vacances accordées peut influencer grandement sur l’engagement d’un employé envers son entreprise», indique le Dr Nicolas Chevrier, psychologue. Prendre des vacances, c’est donc un plaisir, mais c’est aussi essentiel à une bonne santé mentale.

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