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AMADOU SECK NDIAYE, ÉCRIVAIN:« J’ai décidé de donner ma vie et mon engagement à la culture littéraire »
07/02/2020
AMADOU SECK NDIAYE, ÉCRIVAIN:« J’ai décidé de donner ma vie et mon engagement à la culture littéraire »


Juriste d’affaires de formation, Amadou Seck Ndiaye est un jeune passionné de littérature. Auteur de « Les Falots » qu’il publie à l’âge de 18 ans, chez l’Harmattan, l’écrivain, poète, chroniqueur est également le fondateur de Eyaid’nCompany, une start-up spécialisée dans la gestion d’images de personnalités publiques et dans le conseil littéraire. En charge de la communication de Me Madické Niang lors de la dernière campagne électorale, Eyaid’nCompany a permis au candidat d’être le plus populaire sur les réseaux sociaux durant la période électorale en février dernier.

Vous avez publié votre premier ouvrage, un recueil de poèmes intitulé « Les Falots » en 2013 à l’âge de 18 ans. Expliquez-nous comment vous y êtes arrivé.

 Écrire un livre à l’âge de 18 ans peut amener certains à se poser des questions. Mais ce qu’il fallait démontrer c’est d’abord notre talent, parce que lorsque j’ai commencé à écrire, ce sont des amis et des camarades de classe qui m’ont suggéré de produire et de sortir ces écrits. Ils lisaient souvent mes poèmes et trouvaient que je pouvais percer dans ce domaine. Ne pouvant pas me permettre de ranger tous ces écrits dans un tiroir, j’ai décidé de franchir le Rubicond en éditant mon premier livre « Les Falots ». J’ai reçu beaucoup de critiques positives par rapport à mon jeune âge. J’ai également reçu les encouragements et les félicitations du Président de la République, Macky Sall. « Les Falots », c’est un recueil de poèmes composé de 52 titres. L’ouvrage aborde beaucoup de thèmes : l’engagement, le panafricanisme, le lyrisme à travers des poèmes d’amour, le spiritualisme, entre autres.

Deux ans après votre premier ouvrage, vous en publiez un second intitulé « Cosmos ». Un autre recueil de poèmes qui aborde plusieurs thèmes dont l’amour, la religion ou encore le sens de la vie. Pourquoi ce choix porté sur la poésie comme genre littéraire ?

C’est vrai qu’on me pose cette question lors de mes entretiens, parce qu’on décrit souvent la poésie comme la forme d’expression littéraire la plus complexe. Je le concède. Mais la poésie est un genre par excellence qui peut permettre d’exprimer un sentiment plus conséquemment de façon plus étanche que les autres genres. Quand je transmets un poème et que le lecteur le déclame, c’est soit il comprend l’étendue de mes sensations à travers cela, soit tout simplement il ne le comprend pas. Donc la poésie c’est comme si c’est à prendre ou à laisser alors que des genres comme le roman ou le théâtre demandent une forme de patience.

Comment est née votre passion pour l’écriture ?

Elle est née d’un cours de français sur la négritude. Lorsque le professeur de français nous  parlait des auteurs comme Léon Gontran Damas, Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor, on avait l’impression qu’il y avait une génération précédente née juste avant les indépendances  qui avait aidé l’Afrique à prendre son indépendance et qui avait donné sa vie pour élever la voix pour que les peuples africains puissent se faire comprendre. En 2013, je me suis posé la question de savoir quelles étaient les figures de proue qui mettaient en avant, en même temps, ce talent, cet art africain, avec, en parallèle, une forme de revendication et d’engagement pour leur peuple.  Je n’ai pas trouvé une très longue liste. Je me suis dit pourquoi ne pas mettre en avant ce talent que l’on me prête pour relever ce flambeau culturel. J’ai décidé de donner ma vie, mon âme et mon engagement à la culture littéraire

Beaucoup de Sénégalais vous ont connu à travers les réseaux sociaux, en 2017 grâce à un défi fou que vous avez relevé. Vous avez perdu 60 kilos en six mois. Racontez-nous cette séquence de votre vie. Qu’est-ce qui vous avait motivé ?

Ce fut une très belle expérience. J’ai pu comprendre que le problème du surpoids était réel au Sénégal et que les gens qui en souffraient avaient beaucoup de mal à l’extérioriser. Je faisais partie de ces gens qui avaient ce problème, c’est pourquoi j’avais décidé de me lancer un défi, celui de rééquilibrer mon poids. C’est ainsi que je me suis imposé un régime drastique où je ne mangeais qu’une seule fois par jour, où je faisais deux séances d’entrainement par jour pour perdre du poids, non pas parce que j’étais mal dans ma peau, mais parce que je savais que c’était un devoir de le faire pour pouvoir, non seulement, être dans les normes de la santé mais également montrer à tous ceux qui souffrent d’obésité qu’à chaque fois qu’on veut on peut. J’ai souffert, mais j’ai tenu bon. Ce qui fait que j’ai perdu 60 kilos en six mois mais le combat continue. J’ai voulu faire de moi-même un exemple pour tous ceux qui souffraient de surpoids. D’ailleurs, il s’en est suivi une série de défis de personnes qui ont aussi réussi à le relever.

En 2018, vous avez mis en place une start-up, Eyaid’ncompany, une agence de communication, mais surtout de conseil littéraire. En quoi consiste votre travail en tant que conseiller littéraire ?

Nous avons lancé Eyaid’n pour relever le défi de l’entrepreneuriat des jeunes, de la participation effective des jeunes au milieu professionnel. Aujourd’hui, Eyaid’n compte plusieurs collaborateurs. L’idée était d’apporter une nouvelle forme de communication, c’est pour cela que nous avons parlé de gestion d’image. Donc, nous gérons l’image de personnalités publique, sportive, artistique et politique. L’innovation dans notre offre réside dans le conseil littéraire. Nous avons constaté qu’il y avait un réel problème de communication chez beaucoup de personnalités publiques, c’est dans ce sens que nous avons décidé de mettre en place un conseil littéraire pour les aider, non seulement dans la production de documents, mais également la production de livres. Donc le conseil littéraire, c’est tout ce qui touche à la production de documents pour permettre aux personnalités publiques ou même les personnes lambda de ne pas s’égarer dans leurs objectifs de communication.

 Votre agence a géré l’image et la communication de Madické Niang lors de la campagne électorale de la présidentielle de février 2019. Il a été, sans doute, le candidat qui s’est le plus distingué, en se révélant au public avec des facettes que l’on ne connaissait pas de l’homme. Comment y avez-vous contribué ?

Je remercie d’abord Me Madické Niang. À quelques semaines de l’élection nous avons parlé et je lui ai dit qu’on pouvait faire quelque chose pour son image. Il en avait besoin car c’était un candidat qu’il fallait rapidement présenter aux Sénégalais sous son aspect naturel. Dans nos stratégies de marketing, c’est ce que nous avons mis en avant : le faire connaitre le plus naturellement possible. Il a été le premier dans les réseaux sociaux en matière de communication. Même s’il n’a pas eu un très grand score à l’élection présidentielle, les Sénégalais l’estiment parce qu’ils l’ont découvert. C’est quelqu’un de très humble et de très ouvert. Il nous a fait confiance dès le départ et Dieu merci nous avons réussi notre mission. Même après l’élection, beaucoup de télévisions ont fait des reportages sur sa communication digitale et c’est une victoire pour nous qui avons eu une belle expérience durant cette campagne électorale.

Cette stratégie n’est-elle pas à l’origine de son revers ?

Mon analyse est que l’on était dans une campagne électorale très tendue émaillée de violences. Imaginez qu’il puisse être en mesure de dire qu’il va détendre l’atmosphère, de faire passer son message aux Sénégalais de la façon la plus simple possible. Vous imaginez ce sacrifice qu’il a fait. Vous avez vu qu’à partir du moment où il a décidé de communiquer autrement on n’a plus entendu parler de morts, même les autres candidats se serraient la main quand ils se rencontraient. Tout cela, c’est l’effet Madické. Ce n’est pas pour rien qu’après l’élection il a été élu « président des cœurs » par les Sénégalais.

Quels sont vos projets littéraires et à quand la parution de votre prochain ouvrage ?

 Actuellement je suis en train de travailler sur plusieurs projets. Je commence une œuvre, je ne trouve pas trop bien, j’arrête et je commence une autre. Ce qui fait que j’ai beaucoup de livres en stock. J’ai conscience qu’il y a beaucoup de jeunes qui me suivent et qui font de moi leur référence, que je suis toujours jeune. Quand on me qualifie de talentueux, le mot me gêne un peu, il faut bien veiller à ce que nous faisons. C’est pour cela que je prends mon temps, après « Les Falots » et « Cosmos », pour faire quelque chose de vraiment fabuleux pour les prochaines sorties. Je prévois de sortir en même temps deux ou trois livres sur une échelle temporelle de six à neuf mois, juste pour essayer d’assouvir cette soif du public. Surtout la jeune frange à mon égard, j’essaie de leur dire merci avec de la qualité. J’espère que mes lecteurs vont aimer mes prochaines parutions.

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