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culture
Concert de Wasis Diop à l’Institut français : Un retour gagnant
13/02/2020
Concert de Wasis Diop à l’Institut français : Un retour gagnant


Joué à guichet fermé, le concert du musicien auteur-compositeur Wasis Diop au théâtre de verdure de l’Institut français mercredi a comblé toutes les attentes. Wasis a fait le pari de titiller un peu ses fans,  habitués à écouter sa voix susurrée en wolof, en proposant une production musicale cette fois chantée en français, une langue que plusieurs pays africains ont en partage. C’est la toute première fois que le public sénégalais découvre ce nouvel opus dont la date de sortie est prévue en avril. Comme s’il craignait leur réaction, il a pris soin d’avertir : « mon nouvel album est articulé en français. Je pense que certains ne vont pas l’aimer.»

C’est tout de blanc vêtu que Wasis entre sur scène, aux alentours de 20h 30, avec cette nonchalance qui est devenue sa signature. Il salue d’abord ses musiciens : Antony (basse), Bastien (guitare), Marco (Piano) et Steeve (percussions), avant de lancer un chaleureux bonsoir et Dieureudieuf à son public, visiblement impatient de se délecter de sa prestation. Les chansons de Wasis ont ce petit quelque chose qui pousse le mélomane à écouter religieusement. Ce fut le cas. Avant de dévoiler ses nouveaux titres, il a embarqué son public dans un voyage dans le passé en proposant quelques morceaux de ses précédents albums, notamment « Séquences » sorti en 2014 qui regroupe ses plus grandes compositions. Le premier titre interprété de « La Glace dans la Gazelle », le nouvel album,  est  «l’Ergot de Coq ». Il parle de Soumaro Kanté. D’une voix à la fois grave, douce, profonde, sombre et suave, Wasis Diop égrène l’histoire de ce puissant roi sorcier qui terrorisait l’Afrique.

Sur « La Glace dans la Gazelle », l’interprète de « Ramatu » a également rendu hommage aux illustres artistes sénégalais disparus notamment Doudou Ndiaye Rose (de son vrai nom Mamadou Ndiaye), percussionniste de renom disparu le 15 août 2015 à Dakar. Sur le morceau la « Rose noire » qui lui est consacré, Wasis invite à exhumer l’histoire, avec la célébration en 1987, du bicentenaire de la Révolution française, durant laquelle, le percussionniste sénégalais était présent. Sur ce morceau, Steeve sert des notes de tam-tam, pas avec la frénésie du maitre, mais juste ce qu’il faut pour rappeler qu’il est là,  et qu’une pensée pieuse lui est adressée. Joe Ouakam, avec qui Wasis a partagé de forts liens d’amitié a aussi eu  aussi son moment d’hommage. Un peu plus théâtral cette fois. « Nous sommes combien sur la scène ?», demande-t-il au public. Ils étaient six. « Nous sommes six, mais il manque quelqu’un.»  Un autre musicien peut-être ? Non, il s’agit de Joe Ouakam, magistralement peint sur un tableau dissimulé sous un voile sur la scène. Inutile de dire que ce personnage inattendu en a surpris plus d’un. Et les applaudissements nourris du public sont à la hauteur de la surprise. Cette soirée oscillant avec justesse entre poésie et musique s’est terminée dans une ambiance festive. Une soirée que le public n’a pas aimée, mais adorée.

 

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