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société
Propagation du Covid-19 : la hantise du confinement
18/03/2020
Propagation du Covid-19 : la hantise du confinement


Pour lutter à fond contre le Covid-19, le confinement est l’une des stratégies que de plus en plus de pays à travers le monde, mettent en exécution. Sénégal pourra-t-il échapper à une telle situation ? En tout cas, la psychose d’un confinement monte de jour en jour chez les populations qui ne cachent pas leur peur.  Une peur qui pourrait se justifier à cause des conséquences qu’un confinement pourrait occasionner dans les pays à faibles économies. Des économies dominées par le secteur informel dont la plupart des acteurs vivent du labeur quotidien, mais aussi un secteur privé qui n’aurait pas les capacités, encore moins les moyens techniques pour survivre au confinement.

Le Président Macky Sall a fini de fermer les écoles et universités, interdire les manifestations publiques, suspendre des lignes aériennes reliant le Sénégal à cinq pays d’Europe comme la France et trois pays du Maghreb dont le Maroc, mais arrivera-t-il à confiner les Sénégalais chez eux ? Notre économie pourra-t-elle supporter une telle situation ? A en croire les autorités étatiques, vu l’évolution de la pandémie et la prise graduelle des mesures de protection, tout porte à croire que rien n’est à exclure pourvu que le Sénégal puisse bouter dehors l’ennemi qui est le coronavirus.

Dans tous les cas, en Europe et dans certaines contrées des Etats-Unis, il n’est plus l’exception mais la règle. C’est le cas en Italie et en Espagne surtout qui ont fini de passer à la vitesse supérieure en termes de confinement. La preuve, celui-ci y est devenu obligatoire.

En Italie, les réfractaires aux mesures imposées par le confinement s'exposent à de la prison. Car, face à l'explosion des cas de coronavirus en Italie, le gouvernement avait décidé,  le 8 mars,  de placer plusieurs régions du nord et de l'est en confinement total. Une mesure qui concerne plus de 15 millions de personnes. Avant d’être élargi à l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, les Italiens n’ont d’ailleurs le droit de sortir de chez eux -seuls- que pour des raisons impératives comme aller travailler (si le télétravail est impossible), se rendre à la pharmacie, se faire soigner ou acheter à manger. Même les passants ou les personnes promenant leur chien restent à la distance réglementaire d’un mètre.

En Espagne, les 47 millions d’habitants ne sont autorisés à sortir que pour aller au travail, acheter de la nourriture ou se rendre dans une pharmacie ou un hôpital. Plus d’un millier de militaires ont été déployés en renfort de la police dans 14 villes du pays pour faire respecter ce confinement.

La pandémie due au nouveau coronavirus ne cessant de prendre de l’ampleur à travers le monde, la France et les Etats-Unis, ne pourraient faire exceptions. Donald Trump, même si sa réaction a été  considérée comme pas suffisamment à la hauteur des enjeux, a appelé les Américains « y compris les plus jeunes et en bonne santé (…) à éviter les regroupements de plus de 10 personnes » dans l’ensemble du pays pour une durée de quinze jours. Chacune et chacun est encouragé à télétravailler, éviter les sorties récréatives et les voyages.

Mieux, certains Etats comme celui  du New Jersey, voisin de New York, a par exemple été le premier Etat américain à imposer un couvre-feu. Des mesures similaires ont été mises en place dans certains comtés de Californie. Pour l’administrateur de la santé publique des Etats-Unis, le pays est « à un moment critique de l’épidémie, car si rien n’est fait, les projections nous disent qu’il est très probable que nous connaissions une situation similaire à l’Italie ».

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