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société
Lutte contre le Covid-19 : des mesures en cachent d’autres
25/03/2020
Lutte contre le Covid-19 : des mesures en cachent d’autres


Depuis l’apparition du premier cas importé infecté du Coronavirus, les mesures prises par le Président Macky Sall pour contrer l’épidémie au niveau du Sénégal deviennent de plus en plus contraignantes. Même si on n’a pas encore atteint le niveau de confinement total à l’image de ce qui se passe dans certains pays sérieusement atteint comme l’Italie, l’Espagne, entre autres, les restrictions augmentent au fil de l’évolution de la maladie au Sénégal.

Ainsi, suite à la réunion d’urgence organisée le 02 mars au palais avec le conseil de sécurité et le Centre des opérations d’urgence sanitaire du Sénégal (COUS), le Président Macky Sall avait pris 5 mesures fortes pour faire face à l’épidémie. Il s’agit de :

  • L’interdiction de toutes manifestations publiques sur l’étendue du territoire pendant une durée d’un mois ;
  • L’accès interdit sur le territoire aux bateaux de croisières jusqu’à nouvel ordre, avec un renforcement du contrôle au niveau des frontières ;
  • La fermeture des écoles et universités pendant trois semaines à partir de lundi 16 mars ;
  • Le renforcement de la protection du personnel de santé ;
  • L’arrêt des formalités du pèlerinage des musulmans ou des chrétiens.

En plus de ces mesures, le Président Macky Sall a décidé pour la célébration du 60ème anniversaire de la fête de l’indépendance, d’organiser juste une cérémonie de prise d’armes au palais pour célébrer la fête du 4 avril et d’interdire toutes manifestations dans les régions.

Avec l’apparition signalée par les autorités sanitaires des cas de contaminations communautaires, le Président a élevé le niveau de prévention et de contrôle de la situation épidémiologique.

Ainsi, il a décidé de l'interdiction pour une durée de 30 jours de toutes les manifestations publiques sur l'ensemble du territoire national. Même les manifestations prévues dans le cadre de la fête nationale du 4 avril sont annulées. Sans oublier les formalités nationales pour ''le pèlerinage 2020 aux lieux saints de l'islam et de la chrétienté'' qui sont également suspendues.

Pour obtenir une plus grande adhésion des populations, Macky Sall a lancé un appel à tous les leaders religieux à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des mesures prises. D4autant plus que ces mesures font suite à l'apparition ''d'un foyer de transmission communautaire à Touba".

Ainsi, en raison du rythme de progression de la maladie du coronavirus (Covid-19) dans la région de Dakar, les mosquées sont fermées à partir du 20 mars 2020, jusqu’à nouvel ordre sur l’étendue du territoire régional.

« Avec l’évolution de l’épidémie, un plan de contingence (Force-Covid 19) a été élaboré et chiffré, pour le montant de 64.039.279.189 FCFA afin de renforcer les capacités du pays à faire face à la situation », a déclaré le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, lors d’une conférence de presse organisée le jeudi 19 mars. Il s’agit d’un fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (Force-Covid-19) pour atténuer les effets dus à la pandémie de maladie à coronavirus sur l’économie nationale est prévu par le Gouvernement sénégalais.

Cette décision fait suite à une première mesure qui avait été prise dès l’enregistrement des premiers cas positifs au Covid-19 au Sénégal, consistant à dégager un budget de 1,4 milliard FCFA sur les ressources de l’Etat pour préparer la riposte et gérer les premiers cas.

Dans le sens de préserver « les répercussions sociales de la crise », Hott a souligné que ce fonds proposera une « batterie de mesures, notamment en termes d’accompagnement des secteurs affectés par l’épidémie, tels que le tourisme, le transport aérien, les chaînes d’approvisionnement du commerce formel et informel et l’industrie ».

Le ministre a aussi précisé que « ce plan sera financé essentiellement par le budget de l’Etat et par les contributions des partenaires au développement et des Sénégalais de bonne volonté ». Amadou Hott poursuit pour dire que « la taille du fonds dépendra des besoins identifiés sur la base des études, évaluations et enquêtes conduites par les différentes structures de l’Etat, en collaboration avec les acteurs économiques et nos partenaires ».

Malgré toute cette batterie, le nombre de cas augmentent au Sénégal. La cause le comportement désinvolte des populations malgré toutes les alertes. Suffisant pour que le Président Macky Sall décrète, le lundi 23 mars, l’état d’urgence sur l’étendue du territoire national.

« Ce soir, mes chers compatriotes, et je vous le dis avec solennité, l’heure est grave. La vitesse de progression de la maladie nous impose de relever le niveau de la riposte. A défaut, nous courons un sérieux risque de calamité publique », déclare le Président Sall. « En conséquence, en vertu de l’article 69 de la Constitution et de la loi 69-29 du 29 avril 1969, à compter de ce soir à minuit, je déclare l’état d’urgence sur l’étendue du territoire national. Le gouvernement, les autorités administratives et l’ensemble des services de l’Etat concernés prendront toutes les dispositions nécessaires à l’application sans délai du décret sur l’état d’urgence », poursuit-il.

Entre autres mesures, il s’agit :

  • de réglementer ou d’interdire la circulation des personnes, des véhicules ou des biens dans certains lieux et à certaines heures;
  • d’interdire, à titre général ou particulier, tous cortèges, défilés, rassemblements et manifestations sur la voie publique ;
  • d’ordonner, la fermeture provisoire des lieux publics et lieux de réunions ;
  • d’interdire, à titre général ou particulier, les réunions publiques ou privées de quelque nature qu’elles soient, susceptibles de provoquer ou d’entretenir le désordre.

Sachant que ces mesures vont sérieusement impacter le tissu économique et social, Macky Sall a annoncé la création d’un Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du COVID19, FORCE-COVID-19, qui sera doté de 1000 milliards de FCFA. « Ce Fonds sera alimenté par l’Etat et toutes les bonnes volontés. Je lance un appel à tous, au secteur privé et aux partenaires bilatéraux et multilatéraux, afin qu’ils apportent leur soutien au FORCE-COVID-19 », précise-t-il.

Pour le chef de l’Etat, « les ressources du Fonds serviront entre autres, à soutenir les entreprises, les ménages et la diaspora ». Sans oublier « une enveloppe de 50 milliards qui sera consacrée à l’achat de vivres pour l’aide alimentaire d’urgence ».

Toutefois, ces mesures n’étant pas une fin en soit, selon les autorités étatiques, d’autres mesures plus draconiennes qui pourront aller jusqu’au confinement ne sont pas à écarter. Tout dépendra du comportement des populations qui doivent faire preuve de plus de responsabilité pour rompre la chaîne de contamination du Covid-19. 

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