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Pourquoi le Sénégal doit garantir son autosuffisance alimentaire
20/05/2020
Pourquoi le Sénégal doit garantir son autosuffisance alimentaire


Les incertitudes liées à la disponibilité de nourriture peuvent déclencher une vague de restrictions à l'exportation, provoquant elle-même « une pénurie sur le marché mondiale », avaient alerté, dans un communiqué en date du 31 mars, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Une situation qui risque d’affecter encore plus les pays en voie de développement, plus particulièrement ceux qui ne sont pas suffisamment autonomes. Le pire est à craindre car d’après les prévisions de l’OMC, les échanges commerciaux dans le monde devraient chuter de 13 à 32% en 2020.

En raison des conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, le nombre de personnes au bord de la famine pourrait passer de 135 à 265 millions de personnes selon une projection du Programme alimentaire mondial (PAM) dévoilée le 21 avril. D’où la nécessité pour les Etats de garantir leur suffisance alimentaire.

Au Sénégal, le riz est devenu la première denrée de nécessité, avec une consommation moyenne par tête/habitant/an qui est estimée en moyenne à 80kg. Pour couvrir les besoins nationaux estimés à 1 350 000 tonnes, le Sénégal est contraint de recourir annuellement à des importations de riz toujours importantes, de près de 1,3 million de tonnes de riz blanc.

Le pays reste encore dépendant des importations de riz alors que le chef de l’Etat Macky Sall tablait sur une autosuffisance en riz en 2017. « Cette dépendance du Sénégal au marché international pour fournir du riz, première denrée de nécessité, à ses populations, met le pays dans une situation d’insécurité et d’instabilité alimentaires », soutient l’économiste agricole, Saliou Sarr. En effet, ajoute-t-il, « ce marché international du riz est en fait un marché résiduel, de compensation des excédents et des déficits nationaux, où seulement 8% de la production mondiale sont échangés. En plus de ce caractère résiduel, ce marché international connait aujourd’hui, avec ce nouveau contexte de la pandémie du Covid-19, un début de grosses perturbations ».

Face à cette crise sanitaire mondiale qui paralyse beaucoup de secteurs et dont on ne connait pas quand est-ce qu’elle prendra fin, le Sénégal devrait davantage développer son agriculture dans toutes les filières. Mais aussi veiller à soutenir les producteurs locaux surtout dans la conservation de leurs produits, mais également promouvoir le consommer local. A ce sujet, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération semble bien saisir les enjeux du moment. D’après Amadou Hott, s’il y a une leçon à retenir de cette crise, c’est qu’il faut d’abord compter sur soi-même. Il est donc essentiel pour le Sénégal de corriger certaines tendances de notre économie, « notamment notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur en produisant davantage et en consommant nos produits et construire des bases solides pour exporter », a fait savoir M. Hott qui ajoute qu’au-delà de la promotion du consommer local, « il urge de travailler à l’avènement d’une véritable souveraineté alimentaire et sanitaire du pays ».

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