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Coronavirus : le calvaire des photographes professionnels
22/05/2020
Coronavirus : le calvaire des photographes professionnels


A l’image d’autres secteurs, le domaine de la photographie est durement touché par la crise sanitaire liée au coronavirus. Les événements qui attirent les photographes se font rares. Et ces derniers peinent de plus en plus à joindre les deux bouts: « Cela fait deux mois qu’on ne sort plus de chez nous. Certains sont rentrés dans leurs villages et d’autres sont restés à Dakar. On vit vraiment des difficultés indescriptibles » témoigne Alassane Gning, président de l’association des photographes de Grand Dakar. « On dépend beaucoup de nos activités pour se nourrir et nourrir nos familles. Moi qui vous parle, j’ai deux femmes et des enfants. Mais depuis deux mois je suis là et je fais rien. Cela fait trois mois que je n’ai pas payé mon loyer. Vous voyez que c’est difficile », se désole-t-il.
 
Son collègue Cheikh Faye de L’association des photographes de Diourbel abonde dans le même sens sur Facebook, et s’insurge contre les mesures de restrictions qui concernent les déplacements, récemment communiqués par le ministre de l’intérieur: « Cela fait combien de mois on ne fait plus de reportages. Les labos sont fermés. Nous sommes des chefs de familles, nous ne faisons pas partie des ménages sélectionnés pour les vivres. Il faut que l’Etat revienne en arrière sur cette décision, sinon c’est un chaos du secteur informel ».
 
Le gouvernement du Sénégal a mis en place la force Covid-19 de plusieurs milliards de FCFA pour soutenir les secteurs touchés par la crise sanitaire, mais les photographes ne se sentent pas concernés: « On ne nous a pas contacté. On est en train de se regrouper pour s’améliorer. On est à peu près 400 membres et il y’a des gens qui tirent le diable par la queue notamment les plus jeunes. On ne vivait que de nos reportages, maintenant, on est obligé de survivre avec nos maigres moyens », affirme pour sa  part, Moustapha Diop, du Cercle des photographes professionnels du Sénégal, (CPS). Ils lancent tous un cri du coeur à l’Etat pour leur venir en aide.
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