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Littérature : Focus sur la nouvelle génération d’écrivains sénégalais
22/05/2020
Littérature : Focus sur la nouvelle génération d’écrivains sénégalais


Au Sénégal, les écrivains de la trempe de Aminata Sow Fall, Cheikh Hamidou Kane ou encore Ahmadou Kourouma  ont marqué de façon indélébile, toute une génération, à travers leurs œuvres d’anthologie, avec un lectorat aussi divers que varié. Une niche d’écrivains de la nouvelle génération tente de prendre la relève avec des publications prometteuses. Intelligences vous propose de découvrir quatre d’entre eux

Faty Dieng 

Journaliste à la Télévision futur médias(TFM),Faty Dieng publie en octobre 2019, aux éditions l’Harmattan Sénégal, son premier roman « Chambre 7 ». L’œuvre dont l’univers carcéral a servi de prétexte pour aborder plusieurs faits de société, à savoir le viol, l’infanticide, la réinsertion, la condition de la femme, l’injustice ainsi que la violence sous toutes ses formes ; raconte l’histoire de deux détenues, Khady une journaliste très influente condamnée à une longue peine d’emprisonnement et Nogaye dont la rencontre va constituer une bouffée d’air frais pour l’une comme pour l’autre. « Chambre 7 » parle de toutes ces femmes rejetées, humiliées, violentées mais qui réussissent à s’imposer face à une société injuste, sans pitié a-t-on indiqué en quatrième de couverture. « L’histoire du roman a commencé dans la cellule 7, d’où le titre. J’ai voulu illustrer cette rencontre entre deux personnes qui ont eu des parcours différents. Nous avons d’un côté une journaliste influente, intellectuelle, et de l’autre, une jeune fille de vingt ans condamnée pour avortement », a expliqué l’auteure, lors de la 17e édition du Fildak   

 

 

Brice Dier Koué

Sa dernière publication est un recueil de « textes », selon ses propres mots. « Silences Bruissants », rassemble ainsi 121 textes, dont les thèmes abordés vont de la violence faite aux femmes à la profession de foi. « Dans ce livre, je parle aussi à mes enfants. Il y a également un texte intitulé Mots à moi, qui m’est adressé mais aussi aux lecteurs dans le lequel j’écris des sentiments durs, mais aussi d’espoir, parfois de tristesse mais la partie la plus importante de ce recueil est dédiée à la femme car pour moi, c’est sur elle que repose l’humanité. »

Enseignant et chroniqueur, Ibrahim Brice Dier Koué n’en est pas à son premier ouvrage. En effet, en 2015, il a publié « Souvenirs et perspectives», un livre autobiographique dans lequel, il relate son parcours atypique, ainsi que son combat contre la fatalité. « J’ai hésité avant la publication de ce livre. Je me suis demandé si c’était une bonne idée de le publier. Parce que c’est une manière d’accepter de mettre sur la place publique, sa vie privée », avait confié l’auteur

 

Nafissatou Diouf

Avec la publication de son premier roman « En allant à Cansado : Le piège (Harmattan Sénégal) », le docteur Nafissatou Diouf fait

 Ses premiers pas dans la littérature. Journaliste de formation, elle dit que l’écriture constitue pour elle, une passion qu’elle nourrit depuis sa tendre enfance. « Lorsque je suis entrée dans cette démarche d’écrire, dans cette démarche de témoignage, même si c’est un roman, je ne me suis pas dit : « je suis journaliste donc je vais écrire. Non ». C’est venu naturellement à moi. Il ne faut pas oublier que je suis une femme de Lettres. J’ai toujours aimé, quelque part, l’écriture.  Mes lectures, certains auteurs  comme Albert Camus, qui est, je peux dire, mon Maître à penser, mes différentes pérégrinations à travers le monde, que cela soit physiquement ou à travers la lecture, ont aussi concouru à faire de moi une amoureuse de la Littérature », nous a-t-elle confié dans un entretien. « En allant à Cansado, Le piège » évoque des tranches de vie à travers la lucarne de l’émigration. « Pour moi, l’écrivain est un témoin de son temps. J’ai abordé le sujet de l’émigration, mais je me suis permis une certaine liberté »

Ndèye Fatou Kane

En 2014, Ndèye Fatou Kane qui animait depuis six ans son blog cequejaidanslatête publie son premier roman « Le malheur de vivre,» aux éditions Harmattan. D’après son grand-père l’écrivain Cheikh Hamidou Kane, préfacier de l’œuvre, « ce qui vous capturera, c’est d’abord l’écriture, efficace, dépouillée qui vous décrira étape après étape, le destin de l’héroïne, si belle, si brillante et si obstinément naïve.»

Quatre ans plus tard, la voilà qui affiche son féminisme dans le livre « Vous avez dit féministe ? »

« Vous avez dit féministe ? est partie du constat suivant : la question est un peu laissée en rade. Et pourtant, le Sénégal est un pays avec une tradition de féministes. Mais elles sont de la génération de ma mère, c’est-à-dire entre 50 et 60 ans, voire plus. Des femmes qui ont contribué à l’essor du féminisme au Sénégal, mais aussi en Afrique. »

 

 

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