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L'entretien culture
« Je veux me positionner en tant que jeune qui défend la cause de l’Afrique pour l’Afrique.»
21/08/2020
« Je veux me positionner en tant que jeune qui défend la cause de l’Afrique pour l’Afrique.»


D’origine béninoise, Sym Sam est un savant mélange entre différentes cultures. Engagé pour le continent, il prône les racines traditionnelles sans oublier d’y ajouter une touche moderne. Son prochain EP « Freedom » porté par le single « BITIYAMA » en est la parfaite illustration. Rencontre.

Le public vous connaît sous le nom de scène SYM SAM. Quel est votre vrai nom et à quoi fait référence votre nom de scène ?

 Je m’appelle SYM SAM à l’état civil, mais  c’est aussi mon nom d’artiste

Béninois vivant au Sénégal. Musicalement qu'est-ce que le Sénégal vous a apporté ?

Le Sénégal m’a apporté beaucoup sur le plan culturel. Etant Béninois et vivant au Sénégal, je ne me sens pas complètement déraciné. Je dirai que c’est un avantage parce que c’est un mix entre la culture du Bénin et du Sénégal, ce qui donne un résultat très original.

Déjà, avec la découverte de Youssou Ndour dès mon enfance, notamment le mbalax et ses sonorités percussives qui sont différentes de toutes les autres, j’ose le dire. C’est vrai que chaque pays à sa touche particulière, mais les percussions sénégalaises sont spéciales. Cela a réveillé en moi ce côté rythmique, même si mes parents sont musiciens et que j’avais un peu cela dans le sang.  Ecouter tout le temps du Youssou Ndour, du mbalax,  a influencé ma musique et vous l’entendrez bien dans l’EP.  Il y a un morceau qui reflète ces percussions. Je dirai que le Sénégal m’a ouvert l’esprit de la fusion, parce que je suis déjà à la base, attaché à ma culture et en étant en contact avec la musique sénégalaise, cela m’a permis de fusionner cette musique. Comme on dit, le Sénégal est une plaque tournante de la culture, ici, on rejoint facilement d’autres cultures.  

Vous avez collaboré avec plusieurs artistes dont Maabo, Alibeta. Quelles sont vos autres influences musicales. Et avec qui aimeriez-vous collaborer ?

Mes influences vont de Youssou Ndour, -avec qui je rêve de collaborer. J’ai eu la chance de l’avoir un jour dans le public pendant que je jouais sur scène à l’Institut français- à Baba Maal.

 Il y a un groupe qui m’a beaucoup inspiré dans mon projet musical.  C’est la formation Takeifa qui est plus ou moins le premier à faire une musique différente de ce qu’on entend habituellement et qui a été accepté par le public sénégalais, du moins la nouvelle génération qui, difficilement, écoute autre chose que le Hip-hop et le Mbalax. J’écoute beaucoup du Daara J Family, la musique Afro beat avec Sahad et Alibeta, Touré Kunda. Il y a aussi Hérvé Samb qui fait du Jazz.  A l’international, il y a Angélique Kidjo, Richard Bona , Moctar Samba.

 Votre Ep Freedom qui va bientôt sortir est porté par un premier titre « Bitiyama ». Quelle est la symbolique cet EP

Dans le titre Bitiyama, vous retrouverez plus ou moins les problèmes abordés dans l’EP. Les mariages forcés, la guerre des religions, les inégalités sociales, les injustices… Voilà un peu les thèmes que nous dénonçons.

Freedom est le carrefour où peut se rejoindre plusieurs styles de musique. Nous avons remarqué que la jeunesse s’éloigne aujourd’hui de tout ce qui est musique africaine, tout ce qui est terroir. Je veux me positionner en tant que jeune qui défend la cause de l’Afrique et pour l’Afrique.

 

 

 

 

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