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Afrique de l’Ouest: Ces chefs d’Etats qui s’opposent au troisième mandat
09/09/2020
Afrique de l’Ouest: Ces chefs d’Etats qui s’opposent au troisième mandat


Dans un contexte marqué par les troisièmes mandat dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, des dirigeants de la région ont décidé de prendre leurs distances avec certains de leurs homologues.
Dans une Afrique de l’Ouest marquée par l’insécurité et le terrorisme, les troisièmes mandats ne sont que « sources de tensions politiques et de crises », selon Mouhamadou Buhari. Le Président nigérian a allumé une mèche lors du sommet ordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ce lundi à Niamey. Buhari n’a pas été tendre avec ses homologues adeptes de troisièmes mandat: « Il est important qu’en tant que dirigeants de nos différents États membres de la Cédéao, nous respections les dispositions constitutionnelles de nos pays, notamment en ce qui concerne la limitation des mandats. C’est un domaine qui génère des crises et des tensions politiques dans notre sous-région », a-t-il fustigé.


Avant lui, c’est le Président nigérien Mouhammadou Issoufou, qui s’était carrément opposé à la démarche de leurs pairs « Moi, je suis un démocrate dans l’âme. Je n’ai pas cette arrogance de penser que je suis un homme providentiel, irremplaçable », avait-il déjà déclaré le 1er Avril 2017, à la télévision d’Etat, écartant du coup, toute modification de la Constitution à cet effet.
La sortie la plus tonitruante à ce sujet, reste celle du président de la Guinée-Bissau. Umaro Cissokho Embalo, est pourtant le dernier à intégrer le cercle des chefs d’Etats en Afrique de l’Ouest.

Mais déjà, le chef de l’Etat Bissau guinéen met les pieds dans les plats, en assimilant les troisièmes mandats à « un coup d’Etat constitutionnel ». Lors d’une visioconférence sur la situation au Mali après le coup d’Etat contre Ibrahim Boubacar Keïta, il fait sourire son homologue nigérian Buhari en déclarant ceci: « Un coup d’Etat militaire est forcément condamnable mais s’il faut intervenir militairement au Mali, il faut aussi condamner et intervenir sur tous les putschs qui permettent aux présidents de faire un troisième mandat dans leur pays », aurait-il déclaré lors de cette réunion de chefs d’Etats, selon des propos rapportés par Jeune Afrique.


Lors du sommet de la CEDEAO à Niamey, le président du Niger Mouhamadou Issoufou a passé le flambeau de la présidence de l’institution à son homologue ghanéen, Nana Akkufo Addo. Un autre chef d’Etat contre les troisièmes mandats, dont la présidence à la tête de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), coïncidera avec l’élection présidentielle en Guinée le 18 octobre prochain, et la candidature contestée d’Alpha Condé à un troisième mandat. Mais aussi en Côte d’Ivoire, le 31 octobre avec un Alassane Ouattara, dont la candidature pour un troisième fait l’objet de nombreuses manifestations dans le pays, et un lot de morts. Nana Akkufo Addo devra avoir les yeux ouverts pour bien superviser ces élections, aux allures d’une nouvelle donne en Afrique de l’Ouest: les présidents qui briguent un troisième mandat, au nom de la Constitution. Une chose est sure, les présidents du Niger, du Nigeria ou de la Guinée Bissau, ont déjà montré la voix à suivre: tout sauf un troisième mandat.

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