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politique
Pouvoir et opposition s'écharpent sur les réelles causes des inondations
10/09/2020
Pouvoir et opposition s


Les samedi 5 et dimanche 6 septembre,  le Sénégal a dû faire face à des pluies diluviennes, provoquant inondations et destructions des infrastructures et habitations. "Il s'agit d'une pluviométrie exceptionnelle. Nous avons enregistré 124 millimètres de pluie. C'est le cumul de pluies que nous avons pendant toute la saison des pluies de juillet à septembre", a expliqué le ministre sénégalais de l'Eau, Serigne Mbaye Thiam. Dans la nuit de samedi à dimanche, un plan d'urgence a été déclenché pour venir en aide à tous les sinistrés. "J'exprime ma solidarité à tous ceux qui ont eu des sinistres durant les abondantes pluies du week-end. J'ai demandé au ministre de l'Intérieur de déclencher le Plan Orsec. 

Il faut dire que de fortes pluies ont été enregistrées la semaine dernière dans les régions du Sahel, d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale, notamment au Niger, au Nigeria, au Tchad et au Cameroun, entraînant d'importantes inondations qui ont tué des dizaines de personnes et déplacé des milliers de personnes.

Réchauffement climatique ou problème d'assainissement? 

Depuis quelques jours, le pouvoir a voulu inscrire ces inondations comme cause d'une pluviométrie exceptionnellement rare mais aussi comme un signe du réchauffement climatique.  "Bien au-delà du Sahel, il s’agit d’un phénomène mondial car le climat n’a pas de frontière. Les dérèglements climatiques impactent en réalité le climat global de notre planète Terre. Pendant que le territoire national recevait samedi dernier l’équivalent d’un trimestre d’eaux pluviales en une seule fois, de fortes inondations détruisaient plus de 5200 maisons au Nigeria, dans l’Etat nigérian de Kano, tuant également plusieurs personnes. De la même manière, l’Egypte et la côte de la mer Rouge étaient touchées par des inondations à la suite de fortes pluies. Il en était de même en Algérie où des pluies diluviennes ont provoqué des crues à Batna et Tebessa", a ainsi expliqué Mahammed Dionne, Secrétaire général de la Présidence de la République. 

Du côté de l'opposition, toutefois, on estime que la véritable cause de ce phénomène récurrent, estd'abord l'incapacité du gouvernement à trouver des solutions aux problèmes d'assainissement du pays.

Lors d'une conférence de presse, hier, Ousmane Sonko a ironisé sur l'explication du gouvernement tendant à établir une corrélation entre réchauffement climatique et les dégâts causés par les dernières pluies : "La sortie de Macky Sall était une farce d’Etat. Parce que Macky Sall a voulu se réfugier derrière le changement climatique. . Si on additionne la quantité totale des précipitations de ce week-end à Dakar on trouve un total de 342 mm². Mais ce n’est rien comparé au 1600 mm² de Cap Skring et au 1500 mm² de Ziguinchor. Macky Sall cherche de faux alibi, le problème ne se trouve pas dans la pluviométrie. Il n’a pas plu une pluie exceptionnelle. C’est la faillite de l’Etat et Macky Sall doit l’assumer”.

Même son de cloche du côté du PDS. "Ces inondations constituent un défi non relevé pour le Président Macky Sall qui se targuait pompeusement durant la campagne électorale de février 2019 d’avoir réglé, en quatre ans, la question des inondations. C'est une consquence la mauvaise gestion de la lutte contre les inondations par le régime en place et la mauvaise utilisation des ressources financières qui avaient été mobilisés pour financer les différents projets et programmes initiés sous le règne du Président Abdoulaye Wade devait être exécutée sous celui du Président Macky Sall", a estimé le PDS. 

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