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ALERTE COVID-19 : 6 nouveaux cas positifs, 121 guéris, aucun décès enregistré
Santé
Pourquoi l’Afrique s’en sort mieux que les autres continents
23/09/2020
Pourquoi l’Afrique s’en sort mieux que les autres continents


Depuis son apparition à Wuhan en Chine en décembre 2019, le nouveau coronavirus a fait, à ce jour, plus de 960 000 morts dans le monde. Cependant le continent africain reste le moins touché, en particulier sa partie sub-saharienne. Dans une interview accordée à RFI, le docteur Massamba Sassoum Diop, président de SOS Médecins Sénégal et la Société sénégalaise d’anesthésie, de réanimation et de médecine d’urgence a tenté d’expliquer  pourquoi le taux de mortalité est relativement faible sur le continent noir.

Selon lui, cela est dû d’une part, à une immunité collective dont jouirait l’Afrique et d’autre part, grâce à la préexistence d’une immunité. Il explique que  la diminution du nombre de cas graves ainsi que celle du nombre de décès depuis un peu plus d’un mois au Sénégal notamment, est « probablement lié au fait que le virus s’est retrouvé au contact d’une population qui est déjà immunisée contre le Covid-19 en nombre assez important, ce qui est effectivement très en faveur d’une forme en tout cas d’immunité collective. Peut-être que l’Afrique va démontrer cette immunité collective. Par ailleurs il y a aussi probablement une immunité préexistante, car on constate dans nos statistiques au niveau de SOS qu’il y a trois épidémies de grippe, dont deux, celle de mai-juin et celle de septembre, liées à l’utilisation des climatiseurs », explique-t-il.

Dans son analyse, le médecin souligne que l’effet un peu chaud-froid, rhinites et éventuellement allergiques fait entrer dans le rhinopharynx un virus, et plus 70% de ceux-ci sont des coronavirus. « Cela veut dire que finalement, nous avons deux grandes périodes de l’année où circule du coronavirus en Afrique aujourd’hui, et entre autres, par exemple au Sénégal. C’est le fait d’habiter en Afrique qui semble protéger l’ensemble des communautés qui y habitent », analyse-t-il tout en précisant que la grippe de janvier est celle dénommée classique et celle de Mai, juin et septembre selon les biologistes sont des coronavirus, certes différents de la Covid-19 mais sont des serotypes qui circulent dans la population.

Mais le docteur Massamba Sassoum Diop affiche tout de même une certaine prudence. Notamment à propos de l’immunité collective mais aussi de l’immunité croisée, c’est-à-dire la présence d’anticorps développés pour lutter  contre les autres types de coronavirus permettant aussi de neutraliser la Covi-19.  « Ce sont des pistes de recherche, ce ne sont pas des affirmations que je suis en train de faire. Il faut toujours rester modestes. Devant ce constat, il faut qu’on trouve les raisons. », prévient-il

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