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"Eligibilité" de Karim Wade : vers une redistribution des cartes au sein de l'opposition ?
25/09/2020
"Eligibilité" de Karim Wade : vers une redistribution des cartes au sein de l


Est-on en train de vivre les derniers mois d'absence de Karim Wade hors du territoire sénégalais ? Le principal intéressé n'a encore fait aucune déclaration publique allant dans ce sens, mais on pourrait le penser au vu de l'évolution de sa situation personnelle. 

Selon le pool d'avocats de Karim Wade, "depuis le 21 août 2020, le code électoral ne peut plus être invoqué par l’Etat du Sénégal pour faire obstacle à l’inscription de leur client sur les listes électorales et à sa candidature à toute élection". 

"L'article L32 du code électoral limite cette interdiction d’inscription sur les listes à une durée de 5 ans. Ainsi, depuis le 21 Août 2020, Karim Wade devient électeur et éligible en vertu de la loi électorale et par l’expiration du délai de 5 ans suivant la décision de la Cour suprême du 20 Août 2015 qui avait rejeté son pourvoi contre l’arrêt de condamnation par la CREI", informent les avocats de l'ancien ministre d'Etat. 

Le Collectif des Avocats de Karim Wade invite donc l'Etat du Sénégal  "de procéder sans délai à la réinscription de Karim Wade sur les listes électorales et réaffirme sa détermination à faire réviser son procès, comme l’exigent le Comité des droits de l’homme des Nations Unies ainsi que de nombreuses organisations qui agissent pour la défense des droits de l’homme et le respect des libertés et de la démocratie au Sénégal".

Si Karim Wade devait recouvrir ses droits, le principal obstacle à son retour au devant de la scène politique sénégalaise serait levé. Et cela pourrait changer beaucoup de choses dans la dynamique politique actuelle. 

Tout d'abord, Karim Wade comblerait par sa présence sur le terrain le manque criard de leadership au sein du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Lamine Ba, président de la fédération nationale des cadres libéraux, s'est montré enthousiaste à l'idée du retour de l'ancien ministre de la Coopération Internationale, dans des propos rapportés par RFI : "Karim Wade, c'est aujourd'hui un candidat reconnu au PSD et qui incarne est l’espoir du parti. Nous travaillons pour que son retour soit triomphal et qu'il puisse pleinement jouer son rôle sur l'échiquier national."

"Evidemment, le PDS prépare son retour, assure de son côté Assane Bâ, secrétaire national chargé de la mobilisation et dans la propagande. C'est une question de startégie. la diplomatie ne se fait pas dans la rue. Nous en train den ne convereter pour voir quand ce sera possible. Notre crédo, c'est la reconquête du pouvoir."

Au-delà de sortir le PDS de sa léthargie, un retour de Karim Wade le placerait inélucatablement dans la course des leaders aspirant au statut de chef de l'opposition.  En tant que chef de file du principal parti d'opposition au Parlement, il a de sérieux atouts à sa disposition.

Néanmoins, toutes ces hypothèses peuvent voler en éclats du fait de la querelle juridique autour du cas Karim Wade. Car si ses avocats sont persuadés que leur client est éligible, d'autres spécialistes du Droit, tels qu'Iba Barry Camara, un professeur de droit pénal, déclare que pour le moment, ‘’Karim Wade ne peut participer à aucune élection, ni être inscrit sur aucune liste électorale’’. "Pour qu’il soit réintégré dans les listes électorales, il faut une loi d’amnistie pour effacer le crime ou le délit" pour lequel il avait été condamné.

Sorties qui font penser que les prochaines semaines seront rythmées par les polémiques autour du cas Karim Wade. 

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