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Présidentielle ivoirienne : Henri Konan Bédié peut-il réellement incarner le changement ?
15/10/2020
Présidentielle ivoirienne : Henri Konan Bédié peut-il réellement incarner le changement ?


Ceux qui avaient espéré, il y a encore quelques mois, que la présidentielle ivoirienne sonnerait l'ouverture d'une nouvelle ère dans la vie politique de ce pays, ont vite déchanté. Les deux principaux protagonistes du scrutin du 31 octobre sont des caciques de la vie politique. Le Président sortant, Alassane Ouattara, et son principal challenger, Henri Konan Bédié. Comme un air de déjà vu !

Ce dernier, qui se donne beaucoup de mal, à se positionner comme le candidat du renouveau et de la rupture, a, faut-il le rappeler, dirigé le pays de 1993 à 1999, avant d'être renversé par un coup d'Etat, point de départ de douze années de crise politique. Une présidence qui a laissé beaucoup de séquelles, puisque c'est le Président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) qui a manié en premier l'explosif concept d'ivoirité, qui a longtemps valu à Alassane Ouattara d'être écarté du jeu politique ivoirien. Cette idéologie stipule que "les quatre grands-parents d'un Ivoirien soient nés dans le pays et qu'il doit y avoir résidé les cinq dernières années pour être éligible". Stratagème qui en son avait permis de disqualifier son rival Ouattara durant la présidentielle de 1995. 

Aujourd'hui encore, celui qui fut successeur du Président Félix Houphouet-Boigny multiplie les sorties nationalistes pour ne pas dire xénophobes. "La Côte d’Ivoire subit une invasion massive, incontrôlée, de gens venus principalement des pays environnants. Le gouvernement ne fait rien pour arrêter cela. Ces problèmes dus à l’orpaillage sont répandus sur tout le territoire et bénéficient de complicités locales. A Ouagadougou, le président Ouattara a d’ailleurs reconnu jeudi que l’orpaillage est un vrai problème pour notre pays", déclarait-il dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde, en août 2019. 

L'auteur de telles sorties peut-il mener l'oeuvre de réconciliation d'un pays à l'unité encore fragile ? 

D"autant plus qu'à 86 ans, beaucoup estiment au sein même de l'opposition qu'il entend fédérer doutent de sa capacité à mener les réformes dont a besoin le pays. Des critiques que le principal intéressé ballaie d'un revers de la main : "Je suis un jeune parmi d’autres. En Afrique, il y a des présidents plus âgés que moi et si vous regardez à l’échelle du monde, ils sont encore plus nombreux. Le dirigeant de la Malaisie a plus de 90 ans. Tant que l’on a les ressources intellectuelles et physiques, je crois qu’il n’y a pas d’âge pour diriger un pays".

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