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A la rencontre de
« Faire voir ce qu'il y a de beau au Sénégal »
16/10/2020
« Faire voir ce qu


Amoureuse du Sénégal, Dior Fall Guèye œuvre pour la promotion de la destination de celui-ci à travers la plateforme « Dior Sénégal » qui met en avant la beauté, les merveilles, la diversité culturelle, l’hospitalité… de son pays. Diplômée en marketing digital à l'ISM de Dakar, elle est aussi passionnée d’entrepreneuriat et participe à la valorisation du travail de jeunes entrepreneurs locaux.

1. Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Je suis une jeune sénégalaise diplômée en marketing digital à l'ISM de Dakar. Passionnée du domaine des affaires, du commerce, de la mode, etc. J’ai eu à travailler dans le pôle entreprenariat de l'ISM Dakar, ensuite j'ai passé dans des entreprises comme Interaktive, Global Business Corporate, Transpallen, Wakeur Khadim, Unie-vert, IFITSA, etc....

Je suis Co-fondatrice de Gainde Group Holding (une entreprise sénégalaise composée de 3 entités indépendantes et qui exercent des activités économiques). Je suis aussi CEO de Gainde Business Corporate (une entreprise spécialisée en marketing digital, production audiovisuelle, développement web, community Management, communication digitale, etc.), co-fondatrice de Kaay Job (Une Plateforme qui valorise le travail de nos entrepreneurs locaux) et General Manager chez ADG Couture, membre team communication et qualité de Sharing Business (une structure qui fait la promotion des entrepreneurs) et Co-fondatrice de GBC Training Center (un espace de formation et de renforcement de capacité.

Je dispose aussi d’une plateforme qui fait la promotion du tourisme local et de l'entrepreneuriat : « Dior Sénégal » : www.diorsenegal.com.

 

2. En 2019, vous avez lancé la plateforme Dior Sénégal, de quoi s’agit-il et quels sont les objectifs visés ?

La véritable beauté de notre Sénégal est peu connue par les gens de notre terroir et peu affichée aux peuples du monde entier. La plupart n’ont qu’une idée de cette beauté : soit entendue, soit aperçue, soit lue, avec peu d’éléments permettant de découvrir et d’apprécier l’essentiel de traits caractéristiques de notre cher pays. Admettons tous que cette beauté dont nous parlons, relève d’un sens très large faisant allusion aux caractéristiques esthétiques du pays, à la diversité culturelle de la population, à l’hospitalité et à la chaleur humaine, à la richesse de la faune et de la flore, à l’art culinaire… Mais deux de ces caractéristiques attirent spécialement notre attention et méritent d’être exploitées notamment les atouts touristique et culturel.

Le tourisme constitue une partie intégrante de l’économie sénégalaise. C’est un secteur d’activité qui contribue activement à la croissance économique du pays. Le soutenir revient à participer à l’émergence du Sénégal. Cette belle remarque nous a motivé à porter ce projet qui va dans le sens de la promotion du tourisme local.

Culturellement et touristiquement, chaque région du pays a un potentiel unique à faire prévaloir. Notre défi est de surprendre les touristes, faire en sorte qu’ils soient passionnés de la culture et la population elle-même en projetant les merveilles du Sénégal les plus dissipées, les plus mystérieuses, les plus passionnantes, d’un œil jamais vu.

Cependant, malgré toutes ses qualités avérées, la terre de Senghor peine à s’affirmer sur le plan touristique. Et pourtant ! Nous avons énormément de choses à faire valoir : les chutes d’eau de Dindefelo, les îles du Saloum, les plages paradisiaques de Dakar...

Il s’agira de partir à la découverte du Sénégal, de sa périphérie à son extrême en passant par son centre. « FAIRE VOIR CE QUI Y A DE BEAU AU SENEGAL ».

Les 3 piliers principaux 

  1. a) 𝐋𝐚 𝐝é𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐠é𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐪𝐮𝐞 :

Certaines régions méritent d’être explorées, montrées et valorisées. Ceci passe inévitablement par un programme d’excursion. 《 Vendre la localité》 tel est l’objectif visé.

  1. b) 𝐙𝐨𝐨𝐦 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫𝐬 :

Je suis une passionnée de d’entrepreneuriat c’est la raison pour laquelle ce volet occupe une place centrale dans le projet. Dans chaque localité de ce pays, se cache un jeune avec un potentiel énorme mais peu connu ou même méconnu. Il s’agira de le faire connaitre et faire connaitre ses produits.

  1. c) 𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 :

Un projet de cette envergure nécessite de gros moyens tant techniques que financiers. De ce fait, les entreprises telles que les hôtels et restaurants pourraient sponsoriser le projet en vue de gagner de la visibilité à moindre coût mais aussi de rattacher leurs marques à un esprit de patriotisme et de partage.

 

3. Vous êtes à l’origine de la mise en place de plusieurs structures qui mettent en avant l’entrepreneuriat et les entrepreneurs dans différents secteurs. Qu’est-ce qui explique votre détermination et votre passion pour ce secteur ?

Ces plateformes ont été conçues pour offrir aux entrepreneurs les moyens de faire face aux défis du monde entrepreneurial, de les aider à avoir plus de visibilité sur leurs produits et services... En plus de cela, elles aident les nouveaux entrepreneurs à trouver des collaborateurs aux compétences complémentaires avec qui faire équipe.

Ma passion pour le digital et l’entreprenariat, mon expérience dans ces domaines et l’envie de me lancer dans une nouvelle aventure ont été mes principaux moteurs pour créer ces plateformes.

Ma citation préférée : « Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. »

 

4. Aujourd’hui comment voyez-vous l’écosystème entrepreneurial sénégalais ?

L’entrepreneuriat a connu une évolution très nette ces dernières années. Dans un monde où les défis sociaux s’enchainent, les mutations économiques sont devenues incessantes, le taux de chômage augmente surtout parmi les jeunes diplômés, la recherche de voies innovantes est devenue une préoccupation majeure pour les états ainsi que pour de nombreux acteurs sociaux et économiques.

Au cours de ces dernières décennies, la promotion de l’entrepreneuriat est reconnue comme étant une solution vitale pour nos sociétés. Elle représente désormais un vecteur principal dans toutes les politiques de développement économique. Aujourd’hui, le regard sur les risques, sur l’échec ont changé. Lancer son entreprise est aujourd’hui bien vu au Sénégal.

L’entrepreneuriat constitue au Sénégal, un phénomène économique et social de premier ordre, en ce sens qu’il est tant un vecteur de développement social, de renouvellement et de croissance économique, qu’un amortisseur de chocs et de crises socioéconomiques. L’entrepreneuriat innovant en est arrivé à être perçu, aujourd’hui, comme un moteur de la dynamique économique, source d’avantage compétitif national et de croissance en termes d’emploi.

 

5. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent débuter une aventure entrepreneuriale ?

Ce que je conseille aux jeunes africains plus particulièrement sénégalais qui veulent entreprendre, surtout aux jeunes filles, c’est qu’il faut oser entreprendre.

Il faut qu’ils croient en eux car ils ont un potentiel extraordinaire. On n’est pas l’image que les autres se font de nous, on est ce qu’on croit et ce qu’on bâtit donc c’est à nous de découvrir la vraie personne que l’on est et qu’on l’aide à se réaliser en fait. Je leur dirais aussi, « de ne pas attendre ». De ne pas attendre l’État, de ne pas attendre qui que ce soit. De se lever, de se battre, d’essayer de créer quelque chose.

Et l’autre conseil c’est d’essayer de vous faire coacher par un entrepreneur qui a plus d’expériences, ayez un mentor, c’est important… Je recommande aux entrepreneurs et aux Africains en général de prendre des initiatives de création. Réfléchir au fait que nous ne sommes plus salarié, mais patron. Les contraintes ne sont pas les mêmes.

On peut être salarié et entrepreneur dans un premier temps si on veut se lancer et après on voit son aptitude entre les deux et là on choisit…

On peut se sentir seul dans cette aventure donc ne pas hésiter à en parler, essayer de rejoindre un réseau d’entrepreneures afin d’avoir un soutien moral.

 

6. Croire en ses rêves et arrêter de penser que l’on n’y arrivera jamais.Quels sont vos projets à moyen et long terme ?

Mes projets en tant qu’entrepreneure c’est de continuer à créer des sociétés pour vraiment participer à la lutte contre le chômage mais aussi être parmi les leaders dans les domaines où j’évolue.

Je fais partie de ceux qui nourrissent l’ambition de faire de l’Afrique un dominant design à travers la production de valeur.

 

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