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Tuerie de Kumba : le Cameroun à l’épreuve des tensions communautaires

27/10/2020
Tuerie de Kumba : le Cameroun à l’épreuve des tensions communautaires


La crise dans la partie anglophone du Cameroun a pris un nouveau tournant samedi 24 octobre, avec la tuerie de plusieurs élèves dans une école privée dans la ville de Kumba. Plusieurs témoins, notamment des responsables de l’établissement privé ont rapporté que des hommes armés ont pris d’assaut l’école, tuant au moins six enfants et blessant plusieurs autres. Selon l’Onu, « au moins huit enfants ont été tués par des coups de feu et des attaques à la machette. Douze autres ont été blessés et emmenés dans des hôpitaux locaux.»  Et le bilan pourrait s’alourdir, selon d’autres sources.

Les autorités ont indiqué que cette attaque serait l’œuvre de séparatistes anglophones. En effet, le Cameroun est en proie depuis plusieurs années « à sa plus grave crise sécuritaire depuis son indépendance, il y a 58 ans et paye le prix fort d’un passé et d’une diversité culturelle mal gérés par ses dirigeants », selon des analystes, qui estiment que cette guerre entre la partie anglophone et francophone du pays prend racine dans son passé colonial.

S’estimant lésé par les autorités en faveur de la partie francophone majoritaire, le Cameroun occidental (partie anglophone) a intensifié les actions depuis 2016, pour tenter d’accéder à l’indépendance. David Abouem, un ex-gouverneur des régions anglophones a indiqué que « pour avoir été dépouillé des importantes compétences qu’exerçait, en toute autonomie, l’Etat du Cameroun occidental, nombre de compatriotes de cette partie du territoire ont développé un profond sentiment de nostalgie, de malaise, de frustration et d’inconfort. Ce sentiment s’est accentué au fil des années qui ont suivi l’avènement de l’Etat unitaire, car il a alors fallu que les anglophones aillent à Yaoundé pour suivre les dossiers »

Cette « marginalisation » est ressentie jusque dans la haute administration et le secteur parapublic. En première ligne, la partie anglophone exige que l’anglais soit de rigueur dans leur région.

 

 

 

 

 

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